samedi 03 juillet 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
En ce début de période estivale, les amateurs ne résistaient pas à l'appel du large et dépensaient au total 151 200 euros. La bataille la plus ardente portait sur une maquette de vaisseau de la fin du XIXe siècle, qui changeait de destination moyennant 9 500 euros. Précisons que cet ouvrage au large gréement est en os et ivoire sculpté. Il était suivi par une réalisation d'époque premier Empire, adjugée 6 600 euros. Ce vaisseau (L. 42, H. 32 cm) en os dispose de 2 ponts et de 70 canons en bronze sur des affûts en os. Sa figure de proue représente un guerrier antique. La deuxième enchère de la vacation revenait toutefois à une paire de globes réalisés par Delamarche à Paris vers 1850. Estimées 7 000 euros, ces sphères (diam. 14, H. 36 cm) terrestre et céleste, malgré quelques accidents et restaurations, atteignaient 9 000 euros. Pour parfaire le décor, on pouvait leur adjoindre, en misant néanmoins respectivement 8 100 et 7 500 euros, 2 aquarelles du portraitiste de bateaux, Antoine Roux (1765-1835). La première (42,5 x 58 cm) montre Le Brick armé l'« Amélie », babord devant le fort Saint-Jean à Marseille en 1824, tandis que la seconde, exécutée dans la même cité phocéenne quatre ans auparavant, présente Le Brick « Saint Jean-Baptiste » pris par un coup de vent le 10 janvier 1820 aux îles d'Hyères. Dans cette « cuvée marine », terminons avec un nouveau prix pour une maquette. Un vaisseau à deux ponts en os et ivoire, exécuté sous le premier Empire partait dans son coffret en marqueterie de paille en forme de petit théâtre, moyennant 5 800 euros.
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