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MAÎTRES ANCIENS

lundi 18 avril 2016 - 14:30 - Live
Salle 5 - Hôtel Drouot - 75009

De Baecque et Associés ,
Leclere - Maison de ventes

MAÎTRES ANCIENS
Merry-Joseph Blondel (1781-1853), Alceste et Admète, 1828, huile sur toile, 128 x 160 cm. Frais compris : 120 768 €.br>En 1803, Merry-Joseph Blondel, élève prometteur du baron Regnault, remportait avec son Énée portant son père Anchise le premier grand prix de Rome. En 2016, avec cette magistrale toile au sujet de nouveau inspiré de la mythologie grecque, Alceste et Admète, il s’offre un record mondial (source : Artnet). Ses condisciples de l’atelier, certainement un peu jaloux de ses succès mais non dénués humour, lui avaient donné le surnom de «Monsieur Cinq-Prix» ! Sur son portrait dessiné par Ingres à Rome en 1809, et conservé au Metropolitan Museum de New York, le jeune peintre a en effet fière allure, portant haut un regard franc et serein sur son avenir. Il le peut… Artiste fécond, adepte de la peinture d’histoire et de la facture néoclassique, il aura une carrière émaillée de succès : il exécute de nombreux portraits pour les galeries historiques des châteaux royaux Jean de Joinville, Richard Cœur de Lion et Raymond IV de Toulouse pour Versailles, le salon de la galerie de Diane à Fontainebleau, où il déploie un cycle consacré à la déesse chasseresse, le plafond du palais Brongniart… L’histoire d’Alceste et Admète illustre à merveille la tragédie grecque, reprise par Euripide dans une pièce de théâtre présentée aux Dionysies de 438 av. J.-C. Lors de son mariage, Admète, roi de Phères, est empli d’un tel bonheur qu’il oublie de faire un sacrifice à Artémis. Apollon, reconnaissant envers le roi, qui l’avait accueilli lors de sa condamnation par Zeus, intervient pour calmer sa sœur et promet même la vie éternelle à Admète. Mais à une condition : à chaque fois que viendra le moment de sa mort, il devra se trouver un remplaçant. Seule son épouse Alceste accepte ce sacrifice ultime. C’est cet instant tragique que Merry-Joseph Blondel choisit de peindre. Héraclès, en visite au palais endeuillé, apprend la terrible nouvelle et, touché par ce don d’amour, descend aux enfers chercher la défunte et la ramener à son époux, éternellement reconnaissant.br>br>La douleur sincère d’Admète pleurant la mort d’Alceste était honorée de 96 000 € et valait un record mondial à son auteur, Merry-Joseph Blondel. Les tableaux anciens poursuivaient ensuite leur belle route avec une toile de 1827 de Louis-Philippe Crépin (1775-1848) dépeignant La Bataille de Navarin (82 x 52 cm), un combat naval qui exprime le soutien des puissances européennes, unies autour de la jeune nation grecque en lutte contre le joug ottoman, et qui se termina par la défaite de la flotte turco-égyptienne, le 20 octobre 1827. La victoire était au bout du chemin pour Crépin, puisque cet épisode historique était une nouvelle fois reconnu, à hauteur de 32 500 €. Quant au Portrait de Louis XV, roi de France (92 x 75,5 cm), une reprise de la toile d’Hyacinthe Rigaud conservée à Versailles, il prenait place sur le trône royal pour 10 000 €. Les cimaises étaient agrémentées encore par les 12 000 € d’un panneau attribué à Denis van Alsloot (1560-1626), décrivant un Paysage d’hiver avec des patineurs et chasseurs (51 x 69 cm), et par un Homme buvant ou Allégorie du goût de Jan Cossiers (1600-1671) (65 x 49 cm), dont la chope se remplissait de 10 000 €. Le programme était bien marqué par la peinture ancienne, le buste en porphyre de l’empereur Caligula sculpté à Rome au début du XVIIe siècle, et reproduit dans la Gazette n° 15 page 36, n’y trouvant pas sa place.
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Résultat : Non Communiqué / Estimation : Réservé aux abonnés
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