De Patek Philippe à Jaeger-LeCoultre

Le 13 juin 2019, par Sophie Reyssat

Les grandes maisons d’horlogerie aligneront les classiques, comme les montres rares et les pièces atypiques.

Patek Philippe and Co, Genève, montre-bracelet en acier, réf. 1544, vers 1953, cadran argenté, chiffres arabes en acier et index peints en noir, aiguilles feuille en acier, petite trotteuse à 6 heures, mouvement mécanique à remontage manuel cal. 9-90, numérotée, bracelet en crocodile, 3 2,1 cm.
Estimation : 17 000/20 000 
Parmi les incontournables, deux cosmographes Daytona de Rolex tiendront le haut du pavé aux côtés d’un chronographe quantième lunaire de Jaeger-LeCoultre. Ce modèle «master duomètre», intéressant pour la complexité de son mouvement et remarquable pour son état, est lui aussi un grand classique (20 000/25 000 €). Avec les créneaux de son boîtier, d’une grande modernité pour le début des années 1950, la Patek Philippe reproduite est plus originale, et peu courante en ventes publiques. En état d’usage, elle présente une belle patine. Plus ancien encore, puisque datant des années 1945, un chronographe 321 de la maison Omega a été réalisé dans un matériau rare en cette période de pénurie : l’or. L’esthétique de son cadran n’a rien à envier aux canons contemporains, et son calibre est très proche de ceux d’aujourd’hui (2 500/2 800 €). À la même époque, Universal Genève sortait Compax, un chronographe militaire en acier à large ouverture. Peu fréquent, ce modèle arbore un cadran sur lequel le temps n’a pas eu de prise (1 500/1 800 €). La maison horlogère a produit une autre rareté, que les collectionneurs remarqueront pour sa ligne inhabituelle créée vers 1960 : arborant une large lunette striée en or rose sur son boîtier rond, cette montre est bien nommée «Disco volante», ou «UFO» (2 000/3 000 €).
Agenda

Dès 10 h, le 15 juin, les collectionneurs seront séduits par des montres atypiques, comme une Universal Genève « sinophone » au cadran doté d’idéogrammes, créée vers 1960 pour le marché chinois (1 200/1 500 €). Plus classiques, une élégante Vulcain « presidents chronograph heritage », née vers 2010 avec un boîtier faisant référence aux années 1950, s’échangera autour de 3 500 €, tandis qu’un chronographe Daytona de Rolex fabriqué vers 1972 nécessitera près de 55 000 €. Équilibrée et tout en finesse avec son cadran guilloché, une Breguet classique, réserve de marche et phase de lune, séduira autour de 11 000 €. À 15 h, après des automobilia, les véhicules à restaurer de la collection Bataille attendront leurs sauveurs, et les bolides leurs pilotes. À côté d’une Chevrolet Camaro et d’une Bugatti type 35 B, en vedette autour de 500 000 €, six Porsche d’une même collection seront accessibles à prix plus doux. Comptez tout de même quelque 165 000 € pour une 356 A T-1 1600 cm3 éligible aux Mille Miglia. Prête pour un concours d'élégance, une Renault vivasport type ACM-1 roadster de 1935 prendra la route autour de 100 000 €. Comptez largement plus du triple pour Bugatti, qui jouera sur les deux tableaux de la course et du raffinement avec un type 35B de 1929 et un type 57 de 1937.

samedi 15 juin 2019 - 10:00 - Live
Fontainebleau - 9-11, rue Royale - 77300
Osenat
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