Le jeune Pan de Raoul du Gardier

Le 03 décembre 2020, par Claire Papon

Une petite centaine de tableaux et sculptures modernes quitte la collection d’un conservateur dans un château d’Ile-de-France.

Raoul du Gardier (1871-1952), L’Enfance de Pan, huile sur panneau, 36,5 24 cm.
Estimation : 3 000/5 000 

Depuis plusieurs années déjà, il souhaitait se séparer de ce qu’il appelait sa «brocante». Ce sera chose faite dans quelques jours. À défaut de chefs-d’œuvre, c’est le charme des toiles et des dessins qui opère, et la modestie des sommes à prévoir, d’une centaine à 5 000 € environ. Voire plus si affinités… Ici, une étude pour Le Génie des sciences, des lettres et des arts au Moyen Âge et une Allégorie de la Ville de Paris sur toile, attribuées à François Ehrmann (200/300 € et 400/600 €). Là, un Projet de plafond pour le foyer du théâtre de l’Odéon, 1888 signé Louis-Édouard Fournier (600/800 €). Si les œuvres de Raoul du Gardier nous transportent régulièrement dans l’océan Indien à Djibouti ou en Afrique du Nord, il évoque un autre univers avec cette huile sur toile : la mythologie. Le jeune Pan est cadré à mi-corps, croquant un fruit, ses cornes de bouc encadrant son visage, et se détache d’un paysage en arrière-plan, symbole des bergers et des troupeaux dont il est la divinité protectrice. Même en l’absence d’instrument de musique, c’est entre 3 000 et 5 000 € qu’il pourrait séduire les amateurs. Cette œuvre attachante côtoie une Tête de faune (gouache), signée François de Marliave (300/500 €) et un portrait symboliste de Jacqueline Welden Hawkins par son père, Louis Welden Hawkins (1849-1910) daté 1907 (crayons de couleur et gouache, 5 000/6 000 €). Un Cavalier arabe d’Henri Deluermoz (1 500/2 000 €) fait écho à une Vallée encaissée dans l’Atlas au Maroc vers 1930 d’Édouard Marichal (600/800 €) et à une Scène pastorale sur fond de paysage d’Algérie d’Émile Aubry (2 500/3 000 €). Enfin si Georges-Paul Leroux nous invite à le suivre dans les Ruines du château des Baux-de-Provence (2 000/2 500 €), Émile-Marie Beaume met en scène un Carnaval vénitien dans les jardins de la villa d’Este à Tivoli (3 500/4 000 €). Un appel au voyage en ces temps presque déconfinés…

Panorama (avant-vente)

Drôles d’oiseaux

Le 03 décembre 2020, par Claire Papon

Contrairement au sort réservé à ces volatiles outre-Atlantique pour la fête de Thanksgiving, le quatrième jeudi de novembre, nos dindons sont bien vivants… Du moins sous le pinceau de Pierre-Eugène Montézin (1874-1946), dont les scènes de fenaison abondent sous le marteau – celles sur d’autres thèmes apparaissant plus rarement. Cette huile sur carton marouflé sur toile étonne par son format (106 99 cm), sa palette et par son sujet. Comptez 15 000/20 000 € pour ces Dindons dans un jardin non loin desquels s’affaire une jeune femme étendant son linge, présentés lundi 7, salle 4 à Drouot chez Daguerre (cabinet Perazzone - Brun, expert).

Agenda
La première de ces deux collections est composée d'une centaine de tableaux et sculptures modernes, la seconde met en lumière un panneau de Louis Valtat Jean Valtat [fils de l'artiste] agenouillé clouant un cadre ou un châssis vers 1913 (10 000/15 000 €), une aquarelle et encre de Chine de Maurice de Vlaminck, Le Village (4 000/6 000 €), un paysage de Pontgibaud, hameau de Peschadoire au matin (1895) par Armand Guillaumin (20 000/30 000 €). Beaucoup moins classique que les œuvres de Pierre-Eugène Montézin habituellement proposées, des Dindons dans un jardin pourraient être accueillis de 15 000/20 000 €.
lundi 07 décembre 2020 - 02:00 - Live
Salle 4 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Daguerre
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