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Une jeune fille au regard lointain

Le 23 juin 2021, par Claire Papon

Lê Thi Luu peint ce portrait féminin à l’encre et gouache sur soie dans les années 1960.

Une jeune fille au regard lointain
Lê Thi Luu (1911-1988), Jeune fille refaisant sa natte devant une table basse sur laquelle repose un bouquet de fleurs. En arrière-plan, un tableau de paysage, encre et gouache sur soie, 63,5 48 cm.
Estimation : 40 000/60 000 €, Adjugé : 
217 600 €

Cette œuvre de Lê Thi Luu fut exposée en 1961 au salon de l’Union des femmes peintres, sculpteurs et graveurs de Paris. Une Maternité et L’Humble Excuse furent vendues à un collectionneur américain, notre toile à la galerie Le Chapelain, rue du Faubourg-Saint-Honoré. C’est alors un nouveau chapitre qui s’ouvre pour cette artiste originaire de la province de Bac-Ninh, dans le nord du Vietnam. Élevée selon la tradition et de façon très stricte. Lê Thi Luu choisit de suivre son désir de devenir peintre et elle est, en 1927, la première femme à intégrer l’École des beaux-arts d’Indochine à Hanoï. Elle se lie d’amitié avec ceux qui deviendront des compagnons de route sur le chemin de la célébrité : Lé Phô, Mai Trung Thu et Vu Cao Dam. À sa sortie de l’école, elle devient professeur de dessin, à Hanoï puis à Saïgon, mais elle rêve de Paris… Cela devient réalité en 1940, quand son mari, fonctionnaire, est nommé dans la capitale française. Exception faite d’un séjour en Guinée, elle ne quittera plus l’Hexagone – elle s’est installée à Antibes –, même si elle s’engage pour l’indépendance du Vietnam. Reprenant sa carrière dans les années 1950, elle privilégie la peinture sur soie, les portraits de femmes, de ses proches ou d’enfants, les lignes et les couleurs douces. En 2018, une exposition lui rendait hommage au musée des beaux-arts d’Hô Chi Minh-Ville, qui montrait les vingt-neuf peintures offertes par sa famille – et ramenées de France –, à son pays natal. Un chemin que pourrait prendre notre tableau…   

Panorama (avant-vente)

Ça roule !

Le 23 juin 2021, par Claire Papon
Ça roule !

C’est autour de 5 000/6 000 € qu’il faut prévoir de s’engager pour ce pousse-pousse (h. 203 cm) en bois peint richement décoré, avec sa capote en cuir et son intérieur capitonné de soie brodée de motifs floraux présenté chez Ader, mardi 29, salle 2 à Drouot (Mme Souksi, M. Fray). Inventé au Japon dans la seconde moitié du XIXe siècle, le jinrikisha, comprenez «véhicule à force humaine», connaît un rapide succès en Asie. 200 000 pousse-pousse circulent au Japon en 1897, où le nôtre a probablement été commandé. Sa grande capote, ses éléments en cuir au-dessus des roues, son riche décor intérieur ainsi que celui rouge et jaune de ses flancs donnent à penser qu’il fut utilisé en Indochine, par une personne de haut rang ou liée à la famille impériale vietnamienne.

Agenda
Parmi les porcelaines, un plat en bleu de cobalt d'époque Wanli, réalisé en Chine pour l'exportation, à décor de brûle-parfum, chimère, vase de fleurs et champignons nécessitera 3 000/4 000 € quand un vase de forme xiangtuiping d'époque Kangxi à décor incisé et émaillé bleu de fleurs, objets mobiliers et précieux pavillons et personnages pourrait trouver preneur à 4 000/5 000 €. Il devrait en coûter 6 000/8 000 € d'un vase couvert en néphrite vert céladon d'époque Qianlong aux côtés portant des anses sculptées, 8 000/10 000 € d'une tête de Guanyin en calcaire d'époque Ming à l'expression sereine et méditative. Prévoyez en revanche 40 000/60 000 € pour un portrait de Jeune fille refaisant sa natte à l'encre et à la gouache sur soie de Lê Thi Luu, 5 000/6 000 € pour un pousse-pousse fin XIXe exécuté au Japon à destination d'un (riche) client indochinois.
mardi 29 juin 2021 - 14:00 - Live
Salle 2 - Hôtel Drouot - 75009
Ader
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