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Bouquet de bulles de Murakami

Le 08 décembre 2021, par Claire Papon

Takashi Murakami est un artiste contemporain incontournable, mais ses œuvres sont rares dans le paysage des ventes publiques françaises.

Bouquet de bulles de Murakami
Takashi Murakami (né en 1962), An Hommage to Monogold, 1960 A, 2012,  acrylique et feuille d’or sur toile, 78,5 56 cm.
Estimation : 150 000/200 000 

L’imaginaire visuel très inspiré de la culture populaire contemporaine, l’esthétique kawaii («mignon»), les emprunts à l’univers du manga ont contribué au succès de ce Tokyoïte à qui la fondation Louis Vuitton faisait une large place du 11 avril au 27 août 2018 dans son exposition «Au diapason du monde». Ses marguerites souriantes, chacune ornée de douze pétales ronds, de deux petits yeux brillants et d’une bouche démesurée se déclinent à l’infini pour créer un kaléidoscope coloré, ses pandas et ses personnages de mangas à la palette acidulée ne passant pas inaperçus. Au-delà de cet univers pop et de l’héritage d’Andy Warhol qu’il revendique, Murakami s’appuie sur l’histoire du Japon et distille des références aux traumatismes de son pays, des bombardements de 1945 sur Hiroshima et Nagasaki au tsunami de 2011. En 2003, il travaille avec la maison Louis Vuitton et décore une collection de sacs à main pour laquelle il réinterprète le célèbre monogramme ; en 2007, il réalise l’habillage graphique de la pochette de l’album Graduation du rappeur Kanye West. En octobre dernier, la marque d’eau minérale gazeuse Perrier fait appel à lui. Et les bouteilles qu’il décore de fleurs et des visages souriants de ses deux personnages fétiches Kaikai et Kiki sont les bienvenues dans le contexte si particulier de 2020. Murakami, c’est fou ? Réponse dans quelques jours pour An Hommage to Monogold, 1960 1 de 2012… Tout comme pour un collage de papiers gouachés de Le Corbusier, de 1960, Trois musiciennes : une joueuse de luth, une guitariste et une chanteuse tenant sa partition (50 000/80 000 €), une trentaine d’œuvres de Michel Macréau, des années 1960, conservées par son ami David Azuz, complice des années bohème et peintre lui-même (2 000 à 25 000 €), des compositions de Seund Ja Rhee, ou encore un feutre sur plastique noir de Keith Haring, non titré, daté 1981 (300 000/500 000 €).

Agenda

Quelques belles batailles d'enchères sont attendues ici, à commencer par celle à hauteur de 300 000/400 000 € sur un feutre de Keith Haring de 1981, et celle à 150 000/200 000 € pour un acrylique de 2012 de Takashi Murakami, An Homage to Monogold, 1960 A. À leurs côtés, une toile d'Enrico Donati, Abîme, 1945, est annoncée à 30 000/40 000 €, un collage de papiers gouachés de Le Corbusier de 1960, Trois musiciennes, à 50 000/80 000 €, une toile de l'artiste cubain Roberto Altmann, Hypergraphie, 1942, à 8 000/12 000 €, une huile sur Isorel attribuée à l'artiste soudanais Ibrahim El Salahi, Visage d'homme au sceau de Salomon, 1967, à 30 000/50 000 €. Une trentaine d'œuvres sur papier et sur toile de Michel Macréau, du début des années 1960, provenant de la collection de son ami et peintre David Azuz, complète cette sélection (est. 500 à 25 000 €).

Tableaux modernes et contemporains
mardi 14 décembre 2021 - 14:00 (CET) - Live
Salle 5-6 - Hôtel Drouot - 75009
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