Street Art en Fusion

Le 25 mars 2021, par Claire Papon

Conor Harrington a la chance de pouvoir s’exprimer sur les murs du monde entier mais ses œuvres passent rarement sous le marteau de ce côté-ci de la Manche.

Conor Harrington (né en 1980), Holy Smoke Quintet (part four), 2010, huile, acrylique et peinture aérosol sur toile, 152 213 cm.
Estimation : 45 000/70 000 

Cette grande fresque est représentative du style de Conor Harrington : une fusion entre la peinture classique et les codes du street art, reflet de son intérêt pour les artistes de la Renaissance et pour les grands maîtres de l’expressionnisme. Son univers baroque et fantastique, où l’homme est omniprésent, est une réinterprétation des guerres du passé. «J’étais à Bethléem et à Jérusalem au début de cette année et il semble que la saga Moyen-Orient/États-Unis/Ouest/terrorisme/jihad va se poursuivre pour toujours et encore et encore, alors j’ai pensé que c’était le bon moment pour mettre ma rame à l’eau […]. J’ai aussi lu un peu sur les croisades, donc ces peintures ont quelque chose à voir avec elles», explique le natif de Cork, dans le sud de l’Irlande. Cette composition fait partie des cinq pièces réalisées pour le spectacle Hell’s Half Acre, donné aux Old Vic Tunnels, à Londres, en 2010. Thème de l’installation ? La Divine Comédie, de Dante. Libre à chacun d’en faire ce qu’il voulait… Mention spéciale dans cette dispersion pour deux techniques mixtes de Shepard Fairey : l’une sur guitare Gibson, datée 2004, Jimi Hendrix collection rappelant la passion de l’artiste pour le musicien (8 000/12 000 €), l’autre sur toile, datée 2016, Dee Dee Ramone, hommage au punk-rocker new-yorkais décédé en 2002 (45 000/55 000 €).

Agenda
La plus haute marche du podium pourrait voir se disputer une figurine en vinyle peint en noir de Kaws (d'une édition à 100) millésimée 2009, Four Foot Dissected Companion, une œuvre de 2018 de Vhils, Intrinseco #1 (impression piézoélectrique à jet d'encre séchée à la lumière UV), une technique mixte et sérigraphie sur toile d'Invader, M. Knorr, 1996. 40 000 à 80 000 € seront nécessaires, pour chacune bien sûr. Plusieurs œuvres en céramique de ce dernier sont également au programme, mais aussi, plus rare, une technique mixte sur toile de Shepard Fairey, Dee Dee Ramone, 2016, et une autre sur guitare Gibson, Jimmy Hendrix collection, 2004 : elles sont estimées respectivement 45 000/55 000 € et 8 000/12 000 €. Si Fairey fut fan du musicien afro-américain, Dran a été marqué par Vincent Van Gogh. Pour preuve, son Starry Night in the South West of France, 2011 (technique mixte sur toile) dont la nuit étoilée, la silhouette du cyprès s'élançant vers le ciel et la touche nerveuse rappellent sa toile de juin 1889, Nuit étoilée à Saint-Rémy-de-Provence (35 000/50 000 €). De l'Irlandais Conor Harrington enfin, on a retenu une huile et acrylique sur toile de 2010, Holy Smoke Quintet, Part Four, 2010 (45 000/70 000 €).
mardi 30 mars 2021 - 03:00 - Live
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