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Une sérénade enjouée sous le regard de Cocteau

Publié le , par La Gazette Drouot
Vente le 04 décembre 2019 - 16:30 (CET) - Salle 4 - Hôtel Drouot - 75009

Les 27e et 28e ventes concluaient la session automnale d’Aristophil sur quelques notes de la musique majeure de Mozart.

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), manuscrit autographe pour la Sérénade en ré... Une sérénade enjouée sous le regard de Cocteau
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), manuscrit autographe pour la Sérénade en majeur (KV 185/167a), un feuillet oblong petit in-4o, recto et verso.
Adjugé : 195 000 

Ces deux derniers opus bouclaient la session d’automne, après les sept vacations s’étant tenues entre les 18 et 21 novembre (voir résultats en page 148 de la Gazette no 41). Elles ont réuni 6 695 271 € et surtout, ont vu les institutions intervenir par la voie de la préemption à soixante-quinze reprises, un record à ce jour, ce qui porte à cent soixante-sept le nombre d’achats de ce type depuis la toute première vente, le 20 décembre 2017. Sous le vocable de «Germanica», on voyait défiler un programme allant de la musique à la philosophie (16 900 € récompensant le brouillon d’un texte d’Emmanuel Kant), en passant par la mécanique et les arts (8 450 € pour une lettre autographe de Gustav Klimt à son confrère Carl Haunold). Le génial Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) en était le chantre avec le manuscrit musical autographe d’un morceau de jeunesse composé à Vienne en juillet-août 1773, à 17 ans tout juste ! Cette Sérénade en majeur y jouait une douce mélodie de 195 000 €. On y découvrait aussi un document anecdotique et assez amusant, sous la forme d’une liste de courses dressée dans la même ville en 1817 par Ludwig van Beethoven (1770-1827) : neuf lignes griffonnées à la hâte qui mentionnaient notamment trois couteaux de barbier, de l’allume-gaz ou encore du savon de Bognergasse. Même les génies ont des besoins simples, 42 900 € tout de même étant dépensés pour ce panier d’un genre particulier ! Jean Cocteau (1889-1963), lors de la vacation no 27, achevait pour sa part un cycle amplement consacré à la littérature. Sa tragédie Orphée était reçue avec les honneurs, le manuscrit proposé étant le seul autographe complet en existant. Ce document unique, rédigé à la fin de l’été 1925 alors qu’il séjournait à Villefranche-sur-Mer, recueillait 63 700 €. Ce mythe sera un véritable fil rouge de son œuvre : c’est le voyage parmi les morts, la descente aux enfers, qui fascine le poète. En le transposant à son époque, il peut exposer sa vision de la vie et de ses souffrances.

mercredi 04 décembre 2019 - 16:30 (CET) - Live
Salle 4 - Hôtel Drouot - 75009
Aguttes , Les Collections Aristophil
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