Un portrait de violoniste anonyme

Le 27 mai 2021, par Anne Doridou-Heim

Un violoniste du début du XIXe siècle jouait parfaitement sa partition et emportait un joli vivat.

École française du début du XIXe siècle. Portrait d’un violoniste, huile sur toile, 92 72,5 cm.
Adjugé : 36 830 

Le résultat de 36 830 € reçu par ce Portrait d’un violoniste de l’école française du début du XIXe siècle n’éclaire ni sur le nom de son auteur ni sur celui du modèle, mais il indique que l’un ou l’autre ont pu être identifiés par les enchérisseurs. Il faut dire que le musicien a belle allure et le regard fier, tenant d’une main une partition et, serré contre lui, son instrument. On sait les liens étroits qui unissent le violoniste à celui-ci. C’est une relation d’une grande intimité, comme avec un partenaire, le premier n’étant rien sans le second. Parmi les grands virtuoses français de ce début du XIXe siècle, on peut extraire les noms de Pierre Baillot (1771-1842), également pédagogue et qui œuvra au développement de la musique de chambre à Paris, ainsi que de Pierre Rode (1774-1830), qui fut violon solo pour le Premier consul et au service du tsar de Russie. Tous deux s’habillaient ainsi à la mode du temps et étaient aussi compositeurs… une note à suivre. Après son concert, peut-être l’instrumentiste appréciait-il un bouillon ? Servi dans une écuelle couverte accompagnée de son présentoir en porcelaine de Sèvres, à décor sur fond bleu marbré de guirlandes de fleurettes alternées de petits paysages et datée 1780, il ne devrait en être que plus goûteux. Cette pièce marquée du peintre Vincent Taillandier, actif à la manufacture de 1753 à 1790, retenait 13 970 €.

mercredi 19 mai 2021 - 13:30 - Live
Salle 10 - Hôtel Drouot - 9, rue Drouot - 75009
Beaussant Lefèvre
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