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Sous le soleil radieux de Dom Robert

Publié le , par Philippe Dufour

Dom Robert  de son vrai nom Guy de Chaunac-Lanzac  s’était retiré loin du monde à l’abbaye d’En-Calcat, sise près de Dourgne, dans le Tarn. Bénédictin, il passa sa vie monastique à élaborer son univers merveilleux, un jardin secret toujours fleuri où s’ébattent mammifères, volatiles et insectes. Pour rendre cet art de la...

Dom Robert (1907-1997), Le Soleil pour témoin, tapisserie, signée et datée 1978,... Sous le soleil radieux de Dom Robert
Dom Robert (1907-1997), Le Soleil pour témoin, tapisserie, signée et datée 1978, exécutée en basse lisse par les ateliers Suzanne Goubely à Aubusson, n° 2/6, 215 x 405 cm.
Adjugé : 69 160 €

Dom Robert  de son vrai nom Guy de Chaunac-Lanzac  s’était retiré loin du monde à l’abbaye d’En-Calcat, sise près de Dourgne, dans le Tarn. Bénédictin, il passa sa vie monastique à élaborer son univers merveilleux, un jardin secret toujours fleuri où s’ébattent mammifères, volatiles et insectes. Pour rendre cet art de la non-violence, la tapisserie semblait tout indiquée, par son toucher et ses coloris fondus. Le Soleil pour témoin est l’une de ses œuvres éclatantes de joie de vivre, qui séduisent à nouveau et dont les prix ne cessent de grimper. Celle-ci date de 1978 et a été exécutée en basse lisse par les ateliers de Suzanne Goubely à Aubusson, avec lesquels il a beaucoup collaboré, en particulier après le rachat en 1972 de la manufacture par cette amie de longue date, également complice de Lurçat et Gromaire. Sur fond d’ombellifères serrés, un vol de papillons multicolores s’envolaient jusqu’à 69 160 €. Autres temps, autres végétaux avec une grande peinture sur sa toile d’origine représentant une multiple Nature morte aux fruits avec une dame : allégorie du Temps. Dans cette composition brillante, une femme âgée tient une quenouille, veillant sur des paniers contenant des fruits ; mais ceux-ci sont automnals : poires, raisins, figues. Avec sa quenouille, qui est une allusion aux trois Parques dont l’une coupe le fil de la vie, elle s’affirme comme une des vanités, fort à la mode au XVIIe siècle. Relevant d’une école de l’est de la France, autour de 1640, dans le sillage des peintres actifs à Strasbourg, comme Albrecht Kauw (1616-1681), ou Sébastien Stoskopff (1576-1657), notre nature morte très symbolique décrochait le score de 27 170 €. 

vendredi 05 octobre 2018 - 14:30 (CEST) - Live
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