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Sonate d’automne de Lin Fengmian

Publié le , par Philippe Dufour

Parmi les artistes chinois du début du XXe siècle, adeptes d’une rénovation de la peinture selon les critères occidentaux, Ling Fengmian est l’un des premiers à émigrer en France. Il arrive en 1918, s’installant d’abord à Dijon, puis gagnant Paris et son École des beaux-arts. En 1922, il expose L’Automne au Salon du même...

Sonate d’automne de Lin Fengmian
Lin Fengmian (1900-1991), Paysage d’automne, encre et couleurs sur papier, signée et portant cachet rouge en bas à gauche, 64,5 x 67,5 cm.
Adjugé : 29 210 €

Parmi les artistes chinois du début du XXe siècle, adeptes d’une rénovation de la peinture selon les critères occidentaux, Ling Fengmian est l’un des premiers à émigrer en France. Il arrive en 1918, s’installant d’abord à Dijon, puis gagnant Paris et son École des beaux-arts. En 1922, il expose L’Automne au Salon du même nom et, l’année suivante, ses dessins à l’encre de Chine, alors que quarante-deux de ses œuvres sont accrochées sur les cimaises d’une exposition qui se tient à Strasbourg. Caractéristique de son art à la croisée de la tradition chinoise et de l’art moderne français, l’un de ses Paysage d’automne était la vedette d’une vacation niçoise ; elle était accompagnée d’un certificat d’authenticité signé par Gerald Markowitz, ayant droit de l’artiste, et enregistrait le score de 29 210 €. Changement de lieu et d’époque avec le lot suivant, mais toujours issu de l’Extrême-Orient, en cette période de l’année, consacrée aux arts asiatiques. Il s’agissait d’une statuette en alliage cuivreux à l’effigie de Vajrapani. Probable travail tibétain du XIVe ou XVe siècle, la divinité courroucée était représentée debout en pratyalidhasana sur une base à gradins à un rang de lotus, piétinant deux nagas entrelacés. La taille ceinte d’une peau de tigre nouée par les pattes antérieures de la bête, elle conservait sa dorure d’origine. Pour cette pièce, dont un exemplaire proche était passé chez Lempertz, à Cologne, le 18 juin 2017, il fallait compter 11 430 €. Une très grande jarre en porcelaine bleu blanc à décor de lotus était ensuite dévoilée ; elle date de la dynastie Qing, plus précisément de l’époque Kangxi, et a pu être offerte à l’occasion d’un mariage en raison de son décor fleuri de lotus. Il n’en fallait pas moins pour déclencher une enchère de 7 112 €. 

vendredi 29 juin 2018 - 11:00 (CEST) - Live
40-42, rue Gioffredo - 06000 Nice
Boisgirard - Antonini - Nice ,
Boisgirard - Antonini
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