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Signé Jules Leleu et Katsu Hamanaka

Le 05 avril 2018, par Philippe Dufour

Quand deux virtuoses se rencontrent, le fruit de leur collaboration ne peut être qu’éblouissant... Un paravent de cheminée à trois feuilles en laque sur métal le confirmait, le lundi 26 mars, à Roubaix, portant la signature de Jules Leleu et Katsu Hamanaka. Décoré de chats et de feuillages or et pourpre, il rappelait l’élégance…

Signé Jules Leleu et Katsu Hamanaka
Jules Leleu (1883-1961) et Katsu Hamanaka (1895-1982), paravent de cheminée à trois feuilles en laque sur métal, décor pourpre et or, chaque feuille : 76 x 35 cm.
Adjugé : 63 232 €

Quand deux virtuoses se rencontrent, le fruit de leur collaboration ne peut être qu’éblouissant... Un paravent de cheminée à trois feuilles en laque sur métal le confirmait, le lundi 26 mars, à Roubaix, portant la signature de Jules Leleu et Katsu Hamanaka. Décoré de chats et de feuillages or et pourpre, il rappelait l’élégance de l’un et la magnificence de l’autre. Hamanaka arrive à Paris en 1924 et approfondit l’art de la laque traditionnelle japonaise auprès du maître Seizo Sugawara. À partir de 1929, il commence à exposer dans tous les Salons parisiens, tels ceux des artistes indépendants et des artistes décorateurs. Si, à ses débuts, il réinterprète les motifs ancestraux de son pays natal, il s’oriente dans les années 1930 vers une expression plus figurative. Il collabore alors avec les décorateurs à la mode, Jacques-Émile Ruhlmann, Jacques Adnet et Jules Leleu ; avec ce dernier, il aménage une cabine de luxe sur le paquebot L’Atlantique. Jetant un pont entre tradition asiatique et modernité occidentale, ce paravent se laissait admirer pour 63 232 €. La peinture s’illustrait à son tour, à commencer par un tableau d’Henri Manguin intitulé Les Giroflées ; éclatante déclinaison de teintes orange, mauve et bleu, cette nature morte était disputée jusqu’à 27 968 €. Un Nu au bas peint dans les années 1910 par Fernand Toussaint et spécialement réussi, ne pouvait ensuite que susciter l’enchère de 18 240 €. Au rayon mobilier, c’est un grand cabinet d’apparat habillé d’ébène, d’écaille rouge et or, agrémenté
de garnitures en laiton doré, qui tenait le haut de l’affiche avec 10 944 € ; découvrant un théatre et de nombreux tiroirs, il avait été fabriqué à Anvers au XVII
e siècle. Les bijoux n’étaient pas en reste, tout particulièrement cette bague en or gris, portant un diamant rond de taille brillant pesant 6,16 ct, d’un poids brut de 6 g, portée pour 23 712 €. 

Tableaux anciens, tableaux modernes, objets d'art, mobilier
lundi 26 mars 2018 - 10:15 (CEST) - Live
4, rue du Maréchal-Foch - 59100 Roubaix
May & Associés
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