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Signé Jules Leleu et Katsu Hamanaka

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 26 mars 2018 - 10:15 (CEST) - 4, rue du Maréchal-Foch - 59100 Roubaix

Quand deux virtuoses se rencontrent, le fruit de leur collaboration ne peut être qu’éblouissant... Un paravent de cheminée à trois feuilles en laque sur métal le confirmait, le lundi 26 mars, à Roubaix, portant la signature de Jules Leleu et Katsu Hamanaka. Décoré de chats et de feuillages or et pourpre, il rappelait l’élégance...

Jules Leleu (1883-1961) et Katsu Hamanaka (1895-1982), paravent de cheminée à trois... Signé Jules Leleu et Katsu Hamanaka
Jules Leleu (1883-1961) et Katsu Hamanaka (1895-1982), paravent de cheminée à trois feuilles en laque sur métal, décor pourpre et or, chaque feuille : 76 x 35 cm.
Adjugé : 63 232 €

Quand deux virtuoses se rencontrent, le fruit de leur collaboration ne peut être qu’éblouissant... Un paravent de cheminée à trois feuilles en laque sur métal le confirmait, le lundi 26 mars, à Roubaix, portant la signature de Jules Leleu et Katsu Hamanaka. Décoré de chats et de feuillages or et pourpre, il rappelait l’élégance de l’un et la magnificence de l’autre. Hamanaka arrive à Paris en 1924 et approfondit l’art de la laque traditionnelle japonaise auprès du maître Seizo Sugawara. À partir de 1929, il commence à exposer dans tous les Salons parisiens, tels ceux des artistes indépendants et des artistes décorateurs. Si, à ses débuts, il réinterprète les motifs ancestraux de son pays natal, il s’oriente dans les années 1930 vers une expression plus figurative. Il collabore alors avec les décorateurs à la mode, Jacques-Émile Ruhlmann, Jacques Adnet et Jules Leleu ; avec ce dernier, il aménage une cabine de luxe sur le paquebot L’Atlantique. Jetant un pont entre tradition asiatique et modernité occidentale, ce paravent se laissait admirer pour 63 232 €. La peinture s’illustrait à son tour, à commencer par un tableau d’Henri Manguin intitulé Les Giroflées ; éclatante déclinaison de teintes orange, mauve et bleu, cette nature morte était disputée jusqu’à 27 968 €. Un Nu au bas peint dans les années 1910 par Fernand Toussaint et spécialement réussi, ne pouvait ensuite que susciter l’enchère de 18 240 €. Au rayon mobilier, c’est un grand cabinet d’apparat habillé d’ébène, d’écaille rouge et or, agrémenté
de garnitures en laiton doré, qui tenait le haut de l’affiche avec 10 944 € ; découvrant un théatre et de nombreux tiroirs, il avait été fabriqué à Anvers au XVII
e siècle. Les bijoux n’étaient pas en reste, tout particulièrement cette bague en or gris, portant un diamant rond de taille brillant pesant 6,16 ct, d’un poids brut de 6 g, portée pour 23 712 €. 

lundi 26 mars 2018 - 10:15 (CEST) - Live
4, rue du Maréchal-Foch - 59100 Roubaix
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