Sam Francis, Jean Miotte ou encore Chu Teh-chun

Le 06 mai 2021, par Philippe Dufour

Au lendemain du deuxième conflit mondial, les grandes capitales artistiques ont vu éclore les mouvements abstraits, en France comme outre-Atlantique, illustrés par Sam Francis, Jean Miotte ou encore Chu Teh-chun…

Chu Teh-chun (1920-2014), N° 294, Composition, 1968, huile sur toile signée et datée, 88,5 130 cm.
Adjugé : 644 640 

L’œuvre incontournable du peintre d’origine chinoise devait, comme bien souvent, prendre la tête de ce fort contingent d’artistes modernes, avec un résultat notable de 644 640 €. Ce score a été attribué à sa toile dénommée N° 294, Composition, largement brossée en 1968, doublant ainsi son estimation haute. On peut parler ici d’un véritable paysage abstrait de Chu Teh-chun, maelström de matières d’avant le big-bang balayant un univers en gestation (voir l'article Une exquise symphonie orchestrée par Chu Teh-chun de la Gazette n° 16, page 82)… Rappelons encore que la scène avait séduit un collectionneur du sud de la France, qui l’avait acquise directement auprès du peintre et gardée jusqu’à ce jour. À quelques encablures derrière lui, avec 61 936 €, un Américain comblait un autre connaisseur : Sam Francis, avec son acrylique sur papier Sans titre - SF89-218. L’œuvre porte également la date de 1989, ainsi que le cachet de la signature et le tampon «The Sam Francis Estate» au dos (90 60,5 cm). Référencée dans les archives de la fondation Sam Francis (sous le numéro «SF89-218»), elle est passée par la galerie Delaive à Amsterdam. Retour en Europe, ensuite, avec un tableau de Mela Muter, autrice d’un Portrait d’homme dans la bibliothèque (90 80 cm) ; le tableau, traduisant toute la psychologie complexe du modèle, devait être ferraillé jusqu’à 40 448 €. De Jean Miotte, suivait une pièce sobrement baptisée Composition. Exécutée vers 1955 – soit deux ans après sa première participation au Salon des réalités nouvelles – la toile (162 113 cm) reprend le principe de spontanéité cher à son créateur… Faisant la part belle à des taches affrontées de couleurs primaires, elle a trouvé preneur à 16 432 €. Parmi les plasticiens les plus récents, il y avait aussi Richard Orlinski (né en 1966) : son Wild Kong, une sculpture monumentale en résine de couleur bleue, numérotée «8/8» (h. 180 cm), n’emportait pas moins de 50 560 €.

vendredi 30 avril 2021 - 14:30 - Live
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