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Quand le jeune Delacroix s’inspire des maîtres florentins

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 07 décembre 2021 - 14:30 (CET) - 8, rue de Castries - 69002 Lyon

Dessin de jeunesse et étude pour l’une de ses premières commandes, cette feuille démontre déjà toute la maîtrise du futur génie de la peinture romantique française.

Eugène Delacroix (1798-1863), La Vierge des moissons (étude), encre brune, crayon,... Quand le jeune Delacroix s’inspire des maîtres  florentins
Eugène Delacroix (1798-1863), La Vierge des moissons (étude), encre brune, crayon, aquarelle sur trois feuilles de papier accolées et contrecollées en plein sur toile, cachet de l’atelier, 98,5 57 cm.
Adjugé : 25 000 


En 1819, Eugène Delacroix livre une grande composition religieuse baptisée La Vierge des moissons à l’église Saint-Eutrope d’Orcemont, dans les Yvelines, où elle se trouve toujours (voir l'article Une étude de jeunesse de Delacroix de la Gazette n° 43, page 203). Il s’agit de sa première commande officielle – alors qu’il n’est encore qu’élève aux Beaux-Arts de Paris –, passée par un propriétaire terrien de la région. Encore tout imprégné des grands maîtres de la Renaissance italienne, le jeune artiste s’inspire des madones de Raphaël, et tout particulièrement de la Belle jardinière. C’est son étude préparatoire que l’on avançait, réalisée à l’encre brune, crayon, et aquarelle sur trois feuilles de papier contrecollées sur toile (98,5 57 cm). Un beau témoignage des débuts du grand peintre, que l’on ferraillait jusqu’à 25 000 €. Authentiquement renaissante, elle, puisque datant de la première moitié du XVIe siècle, une école allemande relatait ensuite l’épisode du Christ devant le grand prêtre (Jean XVIII. 19-24) ; peint sur panneau de résineux, cette œuvre illustrant un moment capital de la Passion (110,5 80 cm) trouvait amateur pour 12 750 €. À 12 500 € s’offrait une triple alternative, trois tableaux de l’école lyonnaise du XIXe siècle enregistrant un résultat identique… D’abord, un somptueux Bouquet de fleurs épanouies dans un vase Médicis par Jean-Claude Bonnefond, peint sur toile (89 66 cm) : il donnait toute la mesure du talent de cet artiste lyonnais, excellant dans les scènes de genre, souvent inspirées par ses périples en Italie. Et dans son sillage venaient deux œuvres de François-Auguste Ravier : une aquarelle sur papier montrant La Terrasse de Morestel (22 26 cm), puis Les Remparts de Crémieu au couchant, une toile contrecollée sur carton (35 48 cm).
 

mardi 07 décembre 2021 - 14:30 (CET) - Live
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