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Première rétrospective Bettina Grossman aux Rencontres d’Arles

Publié le , par Sophie Bernard

La présentation est resserrée mais riche, offrant un réel aperçu de celle qui a longtemps vécu recluse à l’hôtel Chelsea de New York à partir des années 1970. On doit sa redécouverte en France au Dummy Book Award 2020, remis dans le cadre des Rencontres d’Arles avec le soutien du Luma. Concentrée sur la période 1968-1983,...

Bettina Grossman (1927-2021), Motifs de la circulation, New York, 1976-1986, série... Première rétrospective Bettina Grossman aux Rencontres d’Arles
Bettina Grossman (1927-2021), Motifs de la circulation, New York, 1976-1986, série «New York phénoménologique/Stratégies énergétiques urbaines».
courtesy Bettina Grossman.

La présentation est resserrée mais riche, offrant un réel aperçu de celle qui a longtemps vécu recluse à l’hôtel Chelsea de New York à partir des années 1970. On doit sa redécouverte en France au Dummy Book Award 2020, remis dans le cadre des Rencontres d’Arles avec le soutien du Luma. Concentrée sur la période 1968-1983, cette première exposition consacrée à l’artiste en France réunit tirages, dessins, objets et une vidéo, rendant compte du caractère prolifique et pluridisciplinaire du travail de l’Américaine. Portant un regard décalé sur le monde, Bettina Grossman passait d’un moyen d’expression à l’autre pour traiter les mêmes sujets ou motifs, comme le résume la légende d’une photographie abstraite de 1974 : «Deux heures dans la vie d’un cheveu photographié dans l’évier à intervalles d’une minute alors qu’il est troublé par l’eau courante – Prolonger l’expérience par un dessin au trait.» Ainsi Bettina Grossman donne-t-elle à voir des outils sous la forme d’un objet, en bois, et d’un photogramme. Singulière observatrice du réel, elle choisit des angles atypiques, comme la plongée, qu’elle nomme cinquième point de la boussole ou du compas. Alliant une moquette noire au sol, une reproduction de photo géante, un mur peint en orange rappelant ses étonnantes «Peintures rubans», la scénographie favorise l’immersion. Le visiteur est invité à faire des allers-retours entre les œuvres accrochées aux cimaises et les objets présentés sous vitrines. On comprend ainsi qu’elle n’a eu de cesse d’étudier ses sujets et ses motifs jusqu’à l’épuisement. 

Salle Henri-Comte, 28, rue de l’Hôtel-de-Ville,
Arles (13), tél. : 04 90 96 76 06.
Jusqu’au 28 août 2022.
www.rencontres-arles.com
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