Pierre Gagnaire

Le 27 janvier 2017, par La Gazette Drouot

Élu meilleur chef étoilé du monde par ses pairs en 2015 – il a décroché ses premières trois étoiles en 1993 –, puis homme de l’année 2016 dans la catégorie gastronomie par le magazine international GQ, il dirige notamment le restaurant gastronomique La Grande Maison, à Bordeaux.

  

Êtes-vous peinture, objet, photo… ?
Je suis sensible à la capacité de l’homme à produire du beau, que ce soit en peinture, en sculpture, en photographie, en design, etc.

Votre dernier coup de cœur culturel ? Le livre de mon épouse
(Sylvie Le Bihan, Qu’il emporte mon secret, ndlr).

Une œuvre que vous aimeriez posséder ?
Difficile, il y en a tant… Un grand format de Soulages, Rauschenberg, Pollock, Rothko ou Twombly.

L’artiste qui vous touche ?
Cy Twombly : sa peinture me sidère. Elle semble ne rien exprimer. Elle sort des tripes, hors de toute norme, de tout savoir-faire. Elle représente ce que l’homme peut produire de meilleur au point que l’on se demande comment il peut produire le pire.

Tendance FIAC ou Biennale des antiquaires ?
J’aime tous ces rendez-vous culturels de l’automne à Paris qui sont aussi des moments forts pour le restaurant car ils attirent beaucoup d’étrangers. J’ai un faible pour Paris Photo.

Existe-t-il un fil conducteur dans vos acquisitions ?
Même si j’achète un peu de photo, c’est le jeu du hasard, des rencontres ; mais le thème qui les rassemble est celui de la table.

 

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