Phyllis Kind

Le 11 octobre 2018, par La Gazette Drouot
 
Courtesy Deb Kind

Le marché de l’art outsider lui doit beaucoup. Phyllis Kind, l’une des pionnières dans le domaine, est décédée le 28 septembre à l’âge de 85 ans. En 1967, celle qui possède un diplôme de chimiste de l’université de Pennsylvanie ouvre sa première galerie à Chicago, pour un loyer de seulement 85 $ par mois, afin de pallier, de son propre aveu, l’ennui qui ronge alors sa vie. Des estampes anciennes, elle passe très rapidement à des créations avant-gardistes, que ce soit dans la bande dessinée, le pop art ou le surréalisme, pourvu qu’elles soient graphiques, vivifiantes, voire psychédéliques. En 1998, elle déménage à New York, la ville où elle a vu le jour en 1933, et se spécialise dans les artistes autodidactes et «outsiders», alors ignorés du monde de l’art américain tout en représentant également d’autres contemporains tels Alison Saar, Elsa Mora ou Robert Colescott. Il y a dix ans de cela, elle travaillait encore, avec l’enthousiasme et la passion qui la caractérisaient. On lui doit aussi en partie le magazine britannique Raw Vision, qui défend encore aujourd’hui l’art autodidacte, ainsi que les premiers succès de l’Outsider Art Fair de New York. Nul doute que Phyllis Kind sera dans tous les esprits cette semaine, dans les allées de l’édition parisienne de la foire.

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