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Musique indienne

Publié le , par Anne Doridou-Heim

Aux XVIe et XVIIe siècles, et tout particulièrement sous le règne d’Ibrahim Adil Shah II (1580-1627), le sultanat de Bijapur, en Inde du Sud, a connu un développement des arts florissant. Les miniatures indiennes, un nouveau style qui apparaît en même temps que l’arrivée des Moghols, sont bien connues. Elles donnent naissance...

Inde, Dekkan, probablement Bijapur, vers 1600. Miniature sur papier représentant... Musique indienne
Inde, Dekkan, probablement Bijapur, vers 1600. Miniature sur papier représentant un Joueur de vina dans un paysage, pigments polychromes et or sur papier, 11,5 x 4 cm (page d’album : 28 x 18 cm).
Adjugé : 103 040 €

Aux XVIe et XVIIe siècles, et tout particulièrement sous le règne d’Ibrahim Adil Shah II (1580-1627), le sultanat de Bijapur, en Inde du Sud, a connu un développement des arts florissant. Les miniatures indiennes, un nouveau style qui apparaît en même temps que l’arrivée des Moghols, sont bien connues. Elles donnent naissance à un art équilibré unique, entre traditions persanes et locales, qui se répand dans différentes régions. Les écoles les plus célèbres sont celles de Bikaner, de Bundi, de Basohli, de Kangra et du Dekkan. Dans cette dernière, les dynasties musulmanes en place à Bijapur, Golconde, Ahmadnagar et Hyderabad sont en partie chiites alors que les Moghols sont sunnites , ce qui explique les différences de traitement. L’art du portrait s’y double d’un goût prononcé pour les étoffes, les décors et l’or, bref, une certaine idée du luxe. Celle-ci, réalisée probablement à Bijapur vers 1600, met en scène un musicien dans un paysage. Il porte un turban rouge, orné d’une aigrette, une grande écharpe brodée de fils d’or et une vina sur l’épaule instrument à cordes très prisé dans les cours. Le personnage ainsi paré traçait son chemin à 103 040 €. L’accompagnaient sur les routes de l’Asie un cachet quadrangulaire chinois en stéatite saumon veiné de gris, probablement des Qing, à 79 856 €, et deux peintures coréennes du XVIIe siècle montées en kakemono (l’une reproduite page 67), accrochées à 96 600 et 61 824 €.

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