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Mon beau miroir sorcière de Line Vautrin

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 02 octobre 2022 - 14:00 (CEST) - 77, rue Louis-Brindeau - 76600 Le Havre

Place au design, baroque ou minimaliste du milieu du XXe siècle, avec Vautrin et Perriand, les deux créatrices rivalisant avec une peinture de Mauffra et une boîte en or.

Line Vautrin (1913-1997), mroir sorcière modèle «Soleil à pointes n° 3», années 1950,... Mon beau miroir sorcière de Line Vautrin
Line Vautrin (1913-1997), mroir sorcière modèle «Soleil à pointes n° 3», années 1950, signé et numéroté en chiffres romains au revers, talosel noir incrusté d’éclats de miroir rouge rubis, diam. 48 cm.
Adjugé : 54 900 

« Je voudrais que l’on s’évade du traditionnel et du classique […], que l’on crée du neuf et de la joie », a écrit Line Vautrin dans le Courrier de Paris du 11 juin 1946. Mission accomplie grâce à ses artefacts aux couleurs pimpantes et précieuses, telles celles luisant sur ce miroir sorcière du modèle «Soleil à pointes n° 3». En talosel noir incrusté d’éclats de miroir rouge rubis, l’objet, qui date des années 1950, est signé et numéroté en chiffres romains au revers «Line Vautrin XII» (diam. 48 cm). Il nécessitait ici 54 900 €, connaissant une version similaire dans l’ouvrage de référence de Patrick Mauriès sur la décoratrice (Gallimard, 2004, page 71). On pouvait le compléter, avec 10 370 €, par une paire de chauffeuses en bois créées par Charlotte Perriand à la même époque, et suivant le modèle «Marsan» (env. 65,5 55 78,5 cm). Le postimpressionnisme trouvait aussi une belle illustration : une toile de Maxime Maufra, Moulin à Pont-Aven, (49 54 cm), décrochée à 14 640 € ; cette œuvre sera incluse dans le catalogue de l’œuvre de l’artiste par Caroline Durand-Ruel Godfroy. L’orfèvrerie ancienne n’était pas oubliée avec une tabatière en or gravé et ciselé par François-Nicolas Genard (poinçon insculpé le 26 janvier 1754 à Paris), avec couvercle enrichi d’un portrait de gentilhomme peint à la gouache, vers 1763-1764, qui recueillait 8 540 € (voir l'article L’art de priser au XVIIIe siècle de la Gazette n° 34, page 118).

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