Les Cécilies rampantes d'Aloys Zötl

Le 10 décembre 2020, par Anne Doridou-Heim

Zötl pour les anciens et Signac pour les modernes, deux visions différentes mais tout aussi délicates de l’aquarelle.

Aloys Zötl (1803-1887), Les Cécilies, 1851, aquarelle et encre, 44 54,5 cm.
Adjugé : 39 680 

Deux jours d’enchères étaient proposés afin de ne pas mélanger les anciens et les modernes, qui faisaient en définitive jeu égal. Le singulier Aloys Zötl (1803-1935), devenu un habitué du marché de l’art, y venait cette fois avec cette aquarelle intitulée Les Cécilies, exécutée le 18 mai 1851. Elle présente tout ce qui fait «un» Zötl : l’exactitude scientifique via le prisme naïf, le choix d’animaux souvent oubliés des autres, une datation précise, une mise en scène dans un paysage exotique, l’emploi de couleurs tendres… Il fallait en effet y penser, à ces amphibiens habitant des contrées lointaines, lorsqu'on n'avait comme lui jamais quitté ses chères montagnes de Haute-Autriche. Sous son pinceau, leurs corps annelés prenaient vie et rampaient cette fois à 39 680 €. Le lendemain, place au XXe siècle classique avec une aquarelle de 1928 de Paul Signac (1863-1935) située à Saint-Malo (27,7 46 cm), emportée à 33 280 €. Là encore, aucun doute, nous sommes bien face à «un» Signac. Entre 1929 et 1931, l’artiste a en effet produit une série de cent aquarelles ayant pour thème les «Ports de France». Le projet lui tenait à cœur depuis longtemps, sa rencontre avec l’homme d’affaires Gaston Lévy – qui le finança – le rendant possible. L’occasion d’un véritable reportage traduisant son amour pour la mer.

mardi 01 décembre 2020 - 02:00 - Live
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