Gazette Drouot logo print

Le calendrier symbolique d’un maître de l’abstraction

Publié le , par Philippe Dufour

Dans son ouvrage magistral de 1993 consacré au grand artiste d’origine chinoise, Pierre Cabanne décrypte ainsi le mystère de l’artiste Chu Teh-chun : « C’est l’ordre originel retrouvé. Il recrée le mystère des choses dans les rythmes et les couleurs d’une nature qu’il pénètre à travers cet espace invisible plus vrai que...

Le calendrier symbolique d’un maître de l’abstraction
Chu Teh-chun (1920-2014), Le 10 mai 1995, acrylique sur papier, contresignée et datée «10 mai 1995» au verso, 32,5 x 50 cm.
Adjugé : 49 600 €

Dans son ouvrage magistral de 1993 consacré au grand artiste d’origine chinoise, Pierre Cabanne décrypte ainsi le mystère de l’artiste Chu Teh-chun : « C’est l’ordre originel retrouvé. Il recrée le mystère des choses dans les rythmes et les couleurs d’une nature qu’il pénètre à travers cet espace invisible plus vrai que notre monde sensible situé entre imagination et vision.» Et, pour y parvenir, une seule voie, l’abstraction. Il découvre celle-ci en 1956 à Paris, à travers l’œuvre de Nicolas de Staël, qui l’influence dans ses compositions. Elles expriment souvent le fruit spontané d’une rêverie, d’une brève illumination, tel l’acrylique sur papier, portant le titre révélateur de : « Le 10 Mai 1995 » proposé à Senlis. Provenant d’une collection du Pas-de-Calais, accompagnée du certificat d’authenticité établi par la fondation Chu Teh-chun, elle emportait l’adhésion d’un connaisseur à hauteur de 49 600 €. Retour sur terre avec un groupe de Georges Malissard, mettant en scène un Éléphant, et adjugé 11 610 €. Datée «1923» sur la terrasse, la pièce est caractéristique du travail de ce sculpteur, maître dans l’art de traduire la psychologie animale, en particulier celle des chevaux, dont les représentations ont fait sa réputation. Transition toute trouvée avec le lot suivant : un fusain, mine de plomb, pastel avec rehauts d’aquarelle, signé Xavier de Poret, autre admirateur de la gent équine. Il représentait ici une jument frémissante, justement baptisée «Fine Pearl», et pour laquelle il fallait débourser 9 700 €. Pour conclure, tout en demeurant dans une ambiance très gentleman farmer, rappelons le bon score de 8 060 €, établi par une paire d’importants candélabres en bronze argenté à six bras de lumière du XXe siècle. Portés par un fût en forme de chêne, ils présentaient à la base deux pointeurs à l’arrêt. 

bijoux, montres, bagages et accessoires de mode, tableaux, mobilier et objets d'art, dessins, estampes, sculptures, bronzes, arts décoratifs
dimanche 16 décembre 2018 - 14:00 (CET)
63, rue du Faubourg-Saint-Martin - 60300 Senlis
Actéon - Hôtel des ventes de Senlis
Gazette Drouot
Gazette Drouot
Bienvenue, La Gazette Drouot vous offre 4 articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne