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Adèle Fremolle à la Villa Kujoyama, un siècle de dialogue avec le Japon

Publié le , par Olivier Tosseri

Établissement artistique majeur du réseau culturel français à l’étranger, la Villa Kujoyama à Kyoto est un lieu de recherche unique. Adèle Fremolle, sa directrice depuis 2022, détaille ce qui distinguel’institution des autres grandes résidences mondiales, véritable trait d'union entre la France et le japon. 

© Villa Kujoyama Adèle Fremolle à la Villa Kujoyama, un siècle de dialogue avec le Japon

© Villa Kujoyama

Quelle est l’histoire de la Villa Kujoyama, inaugurée à Kyoto en 1992 ? Tout commence en 1926. À l’époque, l’écrivain Paul Claudel est ambassadeur de France au Japon. Il décide de fonder un « centre franco-japonais pour les échanges et la création » sur le mont Higashi, à l’emplacement actuel de la Villa Kujoyama. Avec l’aide de Katsutaro Inabata, un industriel francophile, il lève des fonds pour bâtir ce qui sera le premier Institut franco-japonais du Kansai. Celui-ci est inauguré en 1927, mais en 1936, ses activités déménagent au centre de Kyoto pour plus d’accessibilité. Le bâtiment originel est alors abandonné, puis démoli en 1981. Il a fallu attendre le milieu des années 1980 pour que le ministère des Affaires étrangères décide de faire revivre ce terrain, en y édifiant une résidence d’artistes, la première du genre en Asie. C’est le petit-fils de Katsutaro Inabata qui a réuni les fonds japonais pour construire la Villa actuelle, dessinée par l’architecte Kunio Kato et inaugurée en 1992. Il s’agit donc d’un lieu de fidélité et de continuité historique. On compare souvent la Villa Kujoyama à la villa Médicis, à Rome, ou à la Casa de Velázquez, à Madrid. Qu’est-ce qui en fait la spécificité ? Elle repose sur l’accompagnement…
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