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La vie aux champs avec Henri Martin

Le 19 avril 2018, par Philippe Dufour

Sans surprise, une toile peinte par le maître d’origine toulousaine était la vedette de cette vacation, menée dans sa ville natale. Avec 88 200 €, la vue de Labastide-du-Vert (voir la Gazette n° 14, page 127), rejoignait la demeure d’un collectionneur. Elle décrivait un thème cher à son auteur, le petit village du Quercy…

La vie aux champs avec Henri Martin
Henri Martin (1860-1943), Labastide-du-Vert, huile sur toile, 82,5 x 65,5 cm.
Adjugé : 88 200 €

Sans surprise, une toile peinte par le maître d’origine toulousaine était la vedette de cette vacation, menée dans sa ville natale. Avec 88 200 €, la vue de Labastide-du-Vert (voir la Gazette n° 14, page 127), rejoignait la demeure d’un collectionneur. Elle décrivait un thème cher à son auteur, le petit village du Quercy au fond de sa vallée, où coule le Vert, avec une palette de couleurs qui est surtout prétexte à user de sa technique du pointillisme. Signalons que l’œuvre, portant plusieurs étiquettes d’exposition au dos, était accompagnée d’un avis d’inclusion dans les archives destinées à l’élaboration du Catalogue raisonné d’Henri Martin, rédigé par Marie-Anne Destrebecq-Martin. Changement radical d’atmosphère avec le tableau suivant, puisqu’il était signé par un autre Toulousain, André Marfaing. Nommé Abstraction, il était peint à l’acrylique sur papier marouflé sur toile, signé et daté 1978. Travaillant avec virtuosité, comme à son habitude, sur l’opposition noir-blanc, l’artiste était gratifié ici d’un score de 15 100 €. En voisin, venu de son abbaye d’En-Calcat, dans le Tarn, Dom Robert livrait une tapisserie, une épreuve d’artiste tissée à Aubusson, chez Suzanne Goubely, nommée Le Boute-en-train et représentant un jeune cheval dans un champ très fleuri. Elle était décrochée pour 12 700 €. La veille, mercredi 11 avril, avait eu lieu la dispersion du fonds d’atelier de Georges Rochegrosse. Ses productions étaient emmenées par une représentation très fin de siècle, une Femme à la coiffe de violettes, un tableau qui attirait sans peine 6 550 € ; le peintre signait aussi une très lumineuse Allée de Djenan Meryem, la maison du peintre à El -Biar, Alger, réalisant 3 280 €. Quant à la vente de bijoux du mardi 10 avril, elle voyait la victoire, avec 41 800 €, d’un solitaire orné d’un diamant taille brillant, de 6,94 ct, de couleur NR, de pureté VS1, sur monture en platine, pour un poids brut de 5,2 g. À 37 200 € la talonnait une autre bague, toujours en platine, avec un diamant taille brillant de 5,91 ct, de couleur J, de pureté SI2, et d’un poids brut de 7,1 g.

tableaux, mobilier et objets d'art, arts décoratifs du XXe
jeudi 12 avril 2018 - 14:00 (CEST) - Live
7, rue d'Astorg - 31000 Toulouse
Marambat - de Malafosse
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