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La mythologie gréco-romaine façon Audiard

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 18 septembre 2021 - 14:00 (CEST) - 246-248, rue Giraudeau - 37000 Tours

Une impressionnante déesse de la chasse dominait de sa haute stature d’autres thèmes plus exotiques, tels un paysage de Venise ou un portrait d’homme en costume ottoman…

Michel Audiard (né en 1951), La Diane, sculpture en bronze à patine vert antique,... La mythologie gréco-romaine façon Audiard
Michel Audiard (né en 1951), La Diane, sculpture en bronze à patine vert antique, socle en métal laqué gris, 203 62 75 cm (sans les flèches).
Adjugé : 36 017 

Le sculpteur Michel Audiard est renommé pour ses créations aux respectables dimensions, souvent des pièces en bronze sorties de sa fonderie de Rochecorbon, tout près de Tours. C’est le cas de cette Diane, une sculpture réalisée dans le noble métal, dotée ici d’une patine vert antique adéquate. Loin des canons antiques, l’œuvre présentée sur un socle de section carrée en métal laqué gris (203 62 75 cm, sans les flèches) évoque par ses formes archaïques une sorte d’Ève originelle. Elle a dans tous les cas séduit les acheteurs, dont l’un devait débourser 36 017 € pour l’acquérir. L’atmosphère se faisait plus mystérieuse avec le tableau d’Henri Le Sidaner, étudié dans la Gazette n° 31 (page 68) : il décrit Venise, le pont des Soupirs, fixé vers 1912. Emblématique de son travail sur les atmosphères brumeuses de la cité de Doges, saisies à toute heure du jour et de la nuit, cette vue à la touche fragmentée a remporté 32 860 €. Balthasar-Charles Larpenteur, lui, préférait saisir la psychologie des femmes et des hommes de l’époque romantique. Né à Versailles en 1783, il devient vite célèbre sous l’Empire, et bénéficie de commandes officielles : il livre ainsi un Portrait de l’Empereur en 1810, ainsi qu’une miniature représentant le roi de Rome en avril 1815… Il s’attachera ensuite à des sujets plus intimistes, parfois en habits orientaux chamarrés, comme dans ce Portrait d’un homme en costume ottoman (80 x 63 cm), peint sur toile et signé en 1845. Pour cette œuvre haute en couleur, il fallait compter 19 840 €. En guise d’épilogue, on évoquera encore une broche trembleuse, un travail français du XIXe siècle. En or jaune et argent figurant une libellule, le corps et les yeux ornés d’émeraudes, les ailes pavées de diamants taillés en rose et d’autres ronds de taille ancienne, l’ornement (5,1 cm, 15,8 g) attirait 15 004 €.

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