Isabelle Alfonsi

Le 17 mars 2020, par La Gazette Drouot

La galeriste a cocréé la galerie bellevilloise d’art contemporain Marcelle Alix, en 2009, avec Cécilia Becanovic.

Isabelle Alfonsi

Ce qui a déclenché votre vocation ?
Un ensemble d’œuvres d’Yves Klein, vues au musée d’art moderne et contemporain de Nice, à 18 ans. Sur le coup, la découverte de l’art conceptuel n’avait pas créé de vocation. Mais lorsque mes études m’ont conduite vers l’histoire de l’art, je me suis souvenue que c’est par ce choc esthétique et cette déflagration intellectuelle que tout avait commencé.

Mais si tout était à refaire, vous seriez…
Fleuriste. C’est un rêve d’enfant, mais les fleurs coupées, ce n’est plus vraiment possible ! Ou bien j’aurais un bar très accueillant dans lequel on organiserait des rencontres, des débats politiques, des soirées karaoké, des réunions féministes.

Votre dernier coup de cœur ?
La lecture des mémoires d’Iris Clert, la galeriste qui a fait l’exposition du « Vide » d’Yves Klein, justement. Une démystification excellente de cet artiste et une vision attachante du laborieux travail d’une galerie d’art contemporain.

L’artiste ou l’objet d’art que vous aimeriez présenter ?
Une œuvre de la série des Frozen Gestures de Lynda Benglis réalisée dans les années 1970.

La phrase professionnelle que vous répétez souvent ?
Il faut qu’il y ait de l’envie, du désir.

Vos projets ou prochains temps forts ?
L’exposition de Jean-Charles de Quillacq qui vient de démarrer !

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