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Georges Desvallières et l’art sacré

Publié le , par Sophie Reyssat

L’esprit prend corps dans la peinture de cet artiste dont toute l’œuvre est marquée par la spiritualité.

Georges Desvallières (1861-1950), Saint Sébastien, pastel daté «97», 42 x 55 cm.... Georges Desvallières et l’art sacré
Georges Desvallières (1861-1950), Saint Sébastien, pastel daté «97», 42 55 cm.
Adjugé : 31 620 

Mis en valeur par un riche cadre dans le style de la Renaissance italienne, ce Saint Sébastien de Georges Desvallières décrochait 31 620 € sur une estimation haute de 1 200 €. Il a été réalisé au pastel, une technique très appréciée par l’artiste, qui l’employait pour les multiples études préparatoires de ses huiles. La rétrospective que lui a consacrée le Petit Palais en 2016 a mis en avant son intérêt pour le corps humain, dans une optique profane à ses débuts, mythologique puis sacrée, dans une quête d’idéal permanente. Cet artiste à l’esprit indépendant, qui n’appartint à aucune école, a suivi sa propre voie à l’écart des avant-gardes. Formé à l’académie Julian, où il entre en 1878, il copie les anciens au Louvre et en Italie sur les conseils de Gustave Moreau et expose pour la première fois au Salon des artistes français en 1883. L’influence du maître est perceptible dans ses premières œuvres. Desvallières cherche à révéler l’âme de ses modèles sous leur enveloppe charnelle. La transcendance l’appelle. En 1905, à l’âge de 44 ans, il trouve la foi, renforcée par le traumatisme de la Première Guerre mondiale, où il perd un fils, et sa propre expérience de soldat. Aux côtés de Maurice Denis, il sera ainsi un acteur de premier plan du renouveau de l’art sacré.

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