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Du panache avec Jean-Baptiste Paulin-Guérin

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 27 octobre 2022 - 09:00 (CEST) - Château du Bois de la Motte, Rougerais (vers Dinan) - 22490 Pleslin-Trigavou

Le château du Bois de la Motte dans les Côtes-d’Armor, appartenant à Me Daniel Offret, a livré tous ses trésors. La geste vendéenne y était honorée, rivalisant avec les arts asiatiques.

Attribué à Jean-Baptiste Paulin-Guérin (1783-1855), Portrait présumé de Charles,... Du panache avec Jean-Baptiste Paulin-Guérin
Attribué à Jean-Baptiste Paulin-Guérin (1783-1855), Portrait présumé de Charles, comte de Tryon (1773-1852), toile, cadre d’origine, 146 112 cm.
Adjugé : 40 000 

Admiré dans la Gazette n° 37 (voir l'article La collection d’un commissaire-priseur page 136), ce martial Portrait présumé de Charles, comte de Tryon (1773-1852), attribué à Jean-Baptiste Paulin-Guérin, a constitué le clou de la vacation bretonne, remportant 40 000 €. La toile, non signée (147 114 cm), représenterait cet aristocrate qui rejoignit en 1791 l’armée des émigrés et combattit aux côtés des Vendéens. Aussi, la représentation de ce jeune militaire intrépide fait écho au célébrissime portrait de François Athanase Charette de La Contrie par le même artiste (musée d’art et d’histoire de Cholet). Le salon chinois de la demeure, lui, était richement garni de nombreuses porcelaines venues de l’empire du Milieu, tel un vase en bleu et blanc à décor de caractères shou, datant de la fin du XIXe siècle (h. 46 cm) ; la pièce est finalement partie à 41 300 €. Lui succédait un beau vase bouteille en porcelaine polychrome et or, la panse globulaire décorée d’un dragon et d’un phénix évoluant au milieu des nuages et flammèches ; portant la marque à six caractères Guangxu, en forme de cachet, l’objet a vu le jour au début du XXe siècle ou sous la République (h. 49 cm). Il était adjugé 22 500 €. Un troisième grand vase faisait son apparition, de forme balustre (h. 48 cm), orné de grands lambrequins à fond bleu, de pivoineset rinceaux feuillagés, datant de l’époque Kangxi (1662-1722), celui-ci enlevé à 15 000 €. Par ailleurs, les arts décoratifs européens occupaient une large place dans cette dispersion, et c’est une imposante table de salle à manger du XVIIe siècle qui en prenait la tête, avec 27 500 €. En bois indigène à riche patine, elle arbore une ceinture (datée « 1677 ») ciselée de motifs végétaux dans des arabesques, et repose sur six imposants pieds tournés réunis par treize barres d’entretoise losangiques.

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