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Des palmes pour les arts vietnamiens

Publié le , par Anne Doridou-Heim

Nouveaux succès et pour les peintres de l’École des beaux-arts d’Hanoï, et pour la laque vietnamienne. Cette dernière emportait même la palme de la journée avec les 226 900 € portés sur un panneau laqué représentant un Village de la Moyenne Région au Tonkin (détail reproduit page de gauche), réalisé par Hoàng Tich-Chu (1912-2003)...

Lé Phô (1907-2001), Pietà, vers 1935, encre et couleurs sur soie, 57 x 43 cm. Adjugé :... Des palmes pour les arts vietnamiens
Lé Phô (1907-2001), Pietà, vers 1935, encre et couleurs sur soie, 57 x 43 cm.
Adjugé : 156 000 €

Nouveaux succès et pour les peintres de l’École des beaux-arts d’Hanoï, et pour la laque vietnamienne. Cette dernière emportait même la palme de la journée avec les 226 900 € portés sur un panneau laqué représentant un Village de la Moyenne Région au Tonkin (détail reproduit page de gauche), réalisé par Hoàng Tich-Chu (1912-2003) et Nguyen Tien-Chung (apr. 1914-apr. 1976), confortant les excellents résultats de ce médium depuis le début de l’année sur le marché parisien. Le travail de la laque appartient à la tradition du Vietnam. Grâce au soutien inconditionnel du peintre et professeur Joseph Inguimberty (1896-1971) dont la Rizière (73 x 100 cm), une toile de 1928, retenait ici 97 500 € , l’étude de cette technique revient sur le devant de la scène et accède au statut d’art. On ne peut que s’en réjouir et constater que l’empereur Bao-Dai lui-même y était sensible puisque cette œuvre fruit de la collaboration de deux artistes issus de la 11e promotion de l’École d’Hanoï a un temps appartenu à ses collections. La figure de proue de l’art vietnamien moderne, le peintre Lé Phô (1907-2001), ne se laissait guère distancer ! Présent avec trois encres et couleurs sur soie, une Pietà (reproduite ci-contre) et Le Bain vers 1935 et Sur la terrasse, vers 1937-1938, il recevait pour celles-ci 156 000, 144 300 et 149 500 €. La Pietà reproduite traduisait la conversion au catholicisme de l’artiste, et célébrait l’amour maternel de la Vierge. D’amour pour ses enfants, il était également question avec la Jeune mère, de Le Thi Luu (1911-1988), l’une des rares femmes présentes à l’École des beaux-arts de l’Indochine. Pas de larme pour elle, mais le sourire attendri d’une femme épanouie par sa petite tribu et comblée par ce résultat de 143 000 €, couronnant un deuxième prix mondial (source : Artnet). Peintures et laques d’Asie, complétés par les 38 350 € d’un crayon de Sanyu (1901-1966) et les 36 400 € d’une encre sur papier de Zao Wou-ki (1920-2013), permettaient à la vente de se conclure sur un produit total de 1 685 240 € et de positionner une nouvelle fois en bonne place la maison Aguttes sur un marché décidément porteur.

 

Hoàng Tich Chu (1912-2003) et Nguyen Tien-Chung (apr. 1914-apr. 1976), Village de la Moyenne Région au Tonkin, panneau de laque, 1942, 100,5 x 660,5 c
Hoàng Tich Chu (1912-2003) et Nguyen Tien-Chung (apr. 1914-apr. 1976), Village de la Moyenne Région au Tonkin, panneau de laque, 1942, 100,5 x 660,5 cm (détail).
Adjugé : 226 900 €
lundi 25 juin 2018 - 14:30 (CEST) - Live
Salle 5 - Hôtel Drouot - 75009
Aguttes
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