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De l’art nouveau à l’art déco

Le 20 décembre 2018, par Philippe Dufour

Après la Première Guerre mondiale, Armand-Albert Rateau s’impose comme l’inventeur d’un art déco fortement influencé par les formes antiques. Revisitées, ces courbes et motifs très sophistiqués feront le bonheur de ses commanditaires, la couturière Jeanne Lanvin en tête. Elle lui demande d’aménager son appartement de la…

De l’art nouveau à l’art déco
Armand-Albert Rateau (1882-1938), chevalet, chêne patiné à la céruse, bronze patiné noir, signé cinq fois sous la base, numéroté deux fois «86-1903», 188 x 70,5 x 39 cm.
Adjugé : 76 750 €

Après la Première Guerre mondiale, Armand-Albert Rateau s’impose comme l’inventeur d’un art déco fortement influencé par les formes antiques. Revisitées, ces courbes et motifs très sophistiqués feront le bonheur de ses commanditaires, la couturière Jeanne Lanvin en tête. Elle lui demande d’aménager son appartement de la rue Barbet-de-Jouy en 1928, dont les décors et le mobilier demeurent aujourd’hui parmi les trésors du musée des Arts décoratifs à Paris. Peu étonnant, donc, que ce chevalet signé Rateau prenne les allures d’une lyre surdimensionnée, empruntée à quelque divinité gréco-romaine. Elle est réalisée en chêne patiné à la céruse, dotée de deux montants galbés fuselés, et sculptée de fleurs stylisées sur les côtés et sur la base ovalisée. On retrouve ici le bronze patiné noir cher à l’artiste, avec la tige supérieure ornementée de boutons fleurs de part et d’autre. Une pièce originale qui prenait la tête des meilleurs résultats de la vacation drouaise avec 76 750 €. Abel Landry, lui, avait fait l’objet d’un article dans la Gazette n° 40 (voir page 219) avec sa Flâneuse, vendue à Cannes le vendredi 26 octobre, et préemptée par le musée d’Orsay. Une suite de trois fauteuils estampillés de ce même modèle, créé en 1902, en acajou, noyer et orme, partait à 22 718 €. Ce modèle, numéro 43 du référencier de l’artiste, a été créé pour la Maison moderne, galerie parisienne de Julius Meier-Graefe, fondée en 1899 et sise au 82, rue des Petits-Champs. Il est aussi reproduit dans l’ouvrage d’Alastair Duncan, The Paris Salons 1895-1914, Volume III: Furniture (1996). Beaucoup plus abordable, un mobilier de salon en acajou ciré, du modèle Ombelles, se composant d’un canapé deux places et deux fauteuils, portant la signature de la maison Gauthier-Poinsignon, à Nancy, réquérait 3 684 €.

art nouveau, art déco, tableaux, mobilier et objets d'art
samedi 15 décembre 2018 - 14:00 (CET)
2, rue du Gué-aux-Ânes - 28100 Dreux
Laurent Bernard - Maison de ventes aux enchères
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