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Cartier, c’est dans la boîte !

Publié le , par Sophie Reyssat
Vente le 13 décembre 2018 - 14:00 (CET) - Hôtel des ventes, 164 bis, avenue Charles-de-Gaulle - 92200 Neuilly-sur-Seine

Un bel objet devançait les bijoux sur le podium : cette boîte Cartier, très demandée en raison de sa rareté et finalement emportée par un amateur américain. À l’époque où elle a été fabriquée, au milieu des années 1920, les créations françaises ont déjà conquis les États-Unis depuis une cinquantaine d’années, grâce au meilleur...

Cartier, vers 1925, boîte rectangulaire à deux compartiments en argent et or jaune,... Cartier, c’est dans la boîte !
Cartier, vers 1925, boîte rectangulaire à deux compartiments en argent et or jaune, décor de nacre, perles de corail et laque, burgauté, pieds en bois sculpté, travail français signé et numéroté, écrin d’origine, 18 x 9,7 x 7 cm environ (restauration et quelques manques de nacre).
Adjugé : 100 270 €

Un bel objet devançait les bijoux sur le podium : cette boîte Cartier, très demandée en raison de sa rareté et finalement emportée par un amateur américain. À l’époque où elle a été fabriquée, au milieu des années 1920, les créations françaises ont déjà conquis les États-Unis depuis une cinquantaine d’années, grâce au meilleur de l’artisanat d’art présenté dans les expositions universelles. La clé du succès, outre la qualité, est de savoir se renouveler. Pour cela, Cartier ne se contente pas de miser sur les bijoux, mais s’appuie également sur les objets précieux, que l’on peut trouver jusque dans sa succursale de New York, ouverte en 1908. Le joaillier écrit une nouvelle page de l’orientalisme avec des pièces figurant sans doute parmi les plus sophistiquées de la période art déco : celles intégrant du jade gravé ou des plaques de laque. Ces dernières venaient probablement essentiellement du Japon et des îles Ryukyu, un archipel nippon en mer de Chine. Pour réaliser ici un décor de pagodes dans un paysage, elles ont été incrustées de minuscules fragments de burgau aux chatoyantes teintes rosées, bleutées et violacées, ou arborant diverses nuances de vert. Une technique anciennement chinoise, empruntée par les Japonais. Ces plaques encadrent une scène en marqueterie de nacre, soulignée par un encadrement d’or ponctué de perles de corail. Si la coupe de Chaumet (voir Gazette n° 43, page 164) restait quant à elle dans son écrin, les bijoux du XIXe siècle et ceux des années 1970 avaient eux aussi la faveur des enchères. Comme toujours, Suzanne Belperron confirmait les attentes avec sa bague «boule», commandée par une fidèle cliente en 1938 : 81 250 € étaient à prévoir pour l’emporter. La monture en platine est sertie d’un coussin de saphir, originaire de Ceylan et pesant quelque 5,50 ct, mis en valeur au cœur d’un pavage de diamants ponctués de cabochons de saphirs. 

bijoux anciens et modernes
jeudi 13 décembre 2018 - 14:00 (CET) - Live
Hôtel des ventes, 164 bis, avenue Charles-de-Gaulle - 92200 Neuilly-sur-Seine
Aguttes
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