Aurélien Dumont

Le 11 juin 2020, par La Gazette Drouot

Ancien pensionnaire de l’Académie de France à Rome, le compositeur vient de recevoir le prix de commande de la Fondation Simone et Cino Del Duca - Institut de France.

Aurélien Dumont
© Manfredi Giocchini pour l’Académie de France à Rome – Villa Médicis, 2017

Êtes-vous plutôt peinture, objet, photo… ?
Plutôt peinture. Je reste fasciné par ce qu’il peut se passer de temporel et de sensoriel à partir d’un simple dépôt de matières sur une surface plane.
Votre dernier coup de cœur culturel ?
L’Inondation de Francesco Filidei, créée le 27 septembre 2019 à l’Opéra-Comique. C’est l’équilibre parfait entre la beauté classique de l’opéra, dans l’universalité des thèmes qu’elle est capable de mettre en jeu, et un langage musical surprenant, singulier et d’une rare expressivité.
Une œuvre que vous aimeriez posséder ?
Faisans dorés sur un arbre enneigé d’Ito Jakuchu, peintre que j’ai découvert lors d’une rétrospective au Tokyo Metropolitan Art Museum en 2016, pour le 300e anniversaire de sa naissance. Les procédés de couleurs, le pointillisme miraculeux et la finesse du détail semblent irréels… C’est comme si la vie s’échappait de la toile.
L’artiste qui vous touche ?
Impossible de répondre au singulier ni de tous les citer. Pêle-mêle, sans hiérarchie mais avec éclectisme et oublis : Rei Naito, Francesca Woodman, Jennifer Douzenel, Giulia Andreani, Jean Dubuffet, Pierre Soulages, Christian Boltanski, Vincent Dulom…
Tendance FIAC ou Biennale Paris ?
Je ne suis pas très sensible aux grands-messes. Je préfère l’intimité des ateliers ou des musées.
Existe-t-il un fil conducteur dans vos acquisitions ?
Oui : la vibration. Je veux sentir la matière vibrer, comme une note de musique, comme un lien possible vers l’autre.

 

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