Art Basel contre vent et marée

Le 16 septembre 2021, par Vanessa Schmitz-Grucker

Après Art Paris Art Fair, Photo London et l’Armory Show, c’est au tour d’Art Basel de revenir dans la danse du 23 au 26 septembre.

 

Elle sera accompagnée de ses traditionnelles foires satellites, au nombre de cinq. Toutefois, pour pénétrer dans le temple du Messe Basel, il faudra montrer patte blanche : la jauge a été réduite de 20 % et un passe sanitaire est exigé – les marchands anglais et russes devront donc se plier au rite du test PCR et s’exposer à des risques de quarantaine, les vaccins Astra Zeneca et Spoutnik V n’étant pas reconnus en Suisse. Malgré les levées de boucliers de certains exposants face à ces exigences, Art Basel a maintenu le cap après une douloureuse année blanche, ce dont se félicitent les 272 galeries attendues. Vingt-quatre nouveaux noms figurent sur la liste, y compris new-yorkais, malgré l’appel, bien mal tombé, du Pentagone à ne pas se rendre en Helvétie. Queer Thoughts, Venus over Manhattan et Bodega sont quelques-unes des nouvelles enseignes américaines invitées à se fondre dans ce que le marché de l’art moderne et contemporain compte de plus select. Art Basel Live, inaugurée à Hong Kong, n’est pas abandonnée pour autant : visionnage en ligne et visites virtuelles amplifient l’écho de la grand-messe. Parmi les favoris du commissaire de cette édition, Giovanni Carmine, citons la réinterprétation d’une fresque murale soviétique par la Britannique Lucy McKenzie, chez Cabinet London, London Fog par Gilbert & George (1973) – une œuvre de jeunesse restée en mains privées durant plus de cinquante ans et présentée par le Napolitain Alfonso Artiaco – ou encore l’installation Bread House, par le célèbre artiste suisse Urs Fischer, une fantaisie façon Hansel et Gretel à découvrir chez le New-Yorkais Jeffrey Deitch.

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