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Angelo de Rossi reste en France

Publié le , par Sophie Reyssat
Vente le 18 juin 2022 - 14:00 (CEST) - 10, quai de l'Essonne - 91100 Corbeil-Essonnes

Son haut-relief en terre cuite de l’Adoration des Bergers illustre la maîtrise de ce sculpteur baroque né à Gênes.

Angelo de Rossi (1671-1715), L’Adoration des Bergers, 1711, relief en terre cuite... Angelo de Rossi reste en France
Angelo de Rossi (1671-1715), L’Adoration des Bergers, 1711, relief en terre cuite original, 54 50 11 cm.
Adjugé : 701 800 

Découverte dans un état quasiment parfait lors d’un inventaire en Ile-de-France alors qu’on la croyait perdue, cette terre cuite d’Angelo de Rossi confirmait les attentes en étant emportée pour 701 800 € au téléphone, par un acheteur français (voir les articles de la Gazette n° 17, Sculpture : le chef-d’œuvre retrouvé de Rossi page 6 et Un météore génois à Rome, le sculpteur Angelo de Rossi page 8, et l'article Un chef-d’œuvre d’Angelo de Rossi dans la Gazette n° 24, page 145). Un résultat à la hauteur de la qualité et de l’importance de cette œuvre, vraisemblablement réalisée pour l’intronisation de l’artiste à l’académie de Saint-Luc, en 1711. L’Adoration des Bergers, un épisode majeur du Nouveau Testament, est en effet mentionnée dans les archives de l’institution jusqu’au début du XIXe siècle. Le sculpteur a donné le meilleur de lui-même pour cette pièce maîtresse, qui représente un jalon dans sa carrière. Elle met en lumière le travail de cet artiste génois méconnu, un virtuose du baroque tardif italien qui mourut précocement, à l’âge de 44 ans. Son installation à Rome, en 1689, lui ouvrit les portes des plus grands commanditaires, à l’image du cardinal Pietro Ottoboni, l’un des grands mécènes de son temps. Grâce à lui, de Rossi obtint un atelier dans le palazzo della Cancelleria et participa au monument funéraire érigé dans la basilique Saint-Pierre de Rome pour le grand-oncle de ce dernier, qui n’était autre que le pape Alexandre VIII. Parmi les autres spécialités de cette vente, une bague était passée au doigt pour 48 871 €, remarquée pour son diamant brillanté demi-taille d’un poids de 4,26 ct, certifié sans fluorescence, de couleur G et de pureté SI1, monté sur platine et épaulé de deux diamants. Aux cimaises, Rosa Bonheur obtenait 22 968 € pour un Mouton noir estimé au plus haut à 5 500 €, une toile portant le cachet de sa signature et celui de la vente de son atelier, à Paris, en 1900, par la galerie Georges Petit (36 44 cm).
Corbeil-Essonnes, samedi 18 juin. Camper – Dabernat OVV. CabinetS Sculpture & Collection, Maréchaux, M. de Suremain.

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