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Le plomb par Germaine Richier

Le 21 octobre 2020, par Anne Doridou-Heim

Surprenante sculptrice que Germaine Richier, l’ancienne élève de Bourdelle, qui prend possession de tous les matériaux pour en jouer et les transfigurer.

Le plomb par Germaine Richier
Germaine Richier (1904-1959), Plomb avec verres de couleur, sculpture en plomb (1953) et ardoise (1959), pièce unique, h. 60 cm.
Adjugé : 130 000 

En véritable artiste du XXe siècle toujours à l’écoute des avant-gardes de son temps, c’est en 1952 que Germaine Richier (1904-1959) réalise ses premières sculptures en plomb incrusté de verre. L’expérience durera cinq annés au cours desquelles, poussant ses recherches sur la matière telle une alchimiste, celle qui fut l’unique élève particulière de Bourdelle donnera naissance à un corpus de pièces uniques, des figures hybrides tout droit sorties de son imagination féconde. En témoigne celle-ci, réalisée en 1953 avant d’être placée six ans plus tard devant une plaque d’ardoise. On y retrouve la main de l’artiste imprimée dans le métal, sa quête constante sur les formes et les textures et cette sensibilité qui est sa marque. Cette œuvre unique faisait fondre un acheteur à 130 000 €. On ne sait s’il tira des larmes de joie à son propriétaire, mais le Chagrin délicieux de Georges Mathieu (1921-2012), reproduit en page 52 de la Gazette n° 35 du 9 octobre (voir l'article La guerre des étoiles selon Georges Mathieu), émouvait par sa calligraphie colorée à 113 100 €. Quant au Parc Montceau (53,4 72,4 cm) dépeint vers 1906 par un Jean Metzinger (1883-1956) tenté par l’expérience néo-impressionniste, c’est à 81 900 € qu’il exposait ses frondaisons.

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