De la Normandie au Vietnam, et de Pinchon à Mai-Thu

Le 12 décembre 2019, par Philippe Dufour

Une dispersion de belles toiles modernes et contemporaines faisait alterner la palette dense de Robert Pinchon, l’invention colorée de Robert Combas, ou encore la délicatesse de Mai-Thu…

Robert-Antoine Pinchon (1886-1943), Rouen, le pont Corneille et la cathédrale, huile sur toile, 41 54 cm.
Adjugé : 11 408 

Délaissant pour une fois la figure féminine omniprésente dans son œuvre et les scènes enfantines, le maître d’origine vietnamienne signait une gouache sur soie représentant des Iris bleus (30 30 cm). La peinture devait prendre la première place de la session rouennaise, en enregistrant pour sa part 22 320 €. Poussant les formes dans leurs retranchements, et la couleur à son maximum, Combas, l’un des maîtres de la figuration libre, a, quant à lui, imaginé une Femme bleue, dont la silhouette capiteuse, tracée à l’acrylique sur toile (35 27 cm), attirait pas moins de 12 400 €. Direction la Normandie ensuite, et l’école de Rouen, grâce à l’un de ses meilleurs représentants : Robert-Antoine Pinchon. C’est justement un coin de la préfecture de Seine-Maritime qu’il dépeignait là, en brossant Rouen, le pont Corneille et la cathédrale, déclinant des tons de bleus et de roses à l’huile sur une toile signée (41 54 cm), qui partait à 11 408 €. Du côté des sculptures, c’est un animalier qui bénéficiait de l’intérêt des connaisseurs : Édouard-Marcel Sandoz et sa traduction, dans un bronze à patine brune, des tendres mimiques d’un Chien à la sauterelle. Pour cette fonte de Susse (h. 12,5 cm), on déboursait 5 580 €. Enfin, une bague brillait de tous ses feux : un solitaire supportant un diamant de 2,45 ct, de couleur E et de pureté SI1, était couronné par 13 020 €.

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