Dans le maelström de Chu Teh-chun

Le 19 décembre 2019, par Philippe Dufour

D’un somptueux coloris, mêlant le vermillon et l’or aux terres brunes et noires, la toile du maître chinois était très convoitée, accompagnée d’une seconde toile de sa main, tout aussi attirante.

Chu Teh-chun (1920-2014), Sans titre, 1974, huile sur toile numérotée 539, 81 60 cm.
Adjugé : 233 700 

Le résultat devait être à la hauteur des espérances : 233 700 €, dépassant légèrement l’estimation maximale (voir l'article Chu Teh-Chun l’universel de la Gazette n° 42, page 163). L’œuvre, Sans titre comme il se doit, mais portant le numéro 539 (81 60 cm), a été brossée en 1974 ; elle mixe dans son creuset les atmosphères chères à Chu Teh-chun, de la calligraphie traditionnelle asiatique à l’abstraction lyrique. Installé en France depuis 1955, le peintre s’y est fait connaître par ses œuvres où semblent s’affronter d’indomptables forces telluriques. Autre lumineux paysage de l’âme, l’huile sur toile Sans titre exécutée en 1973, et inscrite sous le numéro 520 (65 50 cm), était la seconde vedette de la vacation de Charleville ; elle était cependant plus accessible, puisque son ascension s’arrêtait sur un coup de marteau à 72 570 €. Le mobilier d’exception n’était pas oublié, avec la présence d’une remarquable enfilade de l’époque de Charles X en bois blond et miroir, à plateau de marbre, qui portait l’estampille recherchée de Jean-Jacques Werner (1791-1849). L’ébéniste obtient en 1820 le titre de fournisseur du Garde-Meuble royal et travaillera pour la duchesse de Berry et Eugène de Beauharnais. Pour cette pièce fort élégante et de grande taille (108 322 80 cm), on se disputait jusqu’à atteindre 19 311 €.

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