Du jardin au salon, avec Hamilton et Landrin

Le 01 avril 2021, par Philippe Dufour

Tableaux et mobilier anciens ont composé le menu d’une session où l’on remarquait une commode du XVIIIe siècle estampillée et deux scènes animées, l’une par des volatiles rustiques, l’autre par des pêcheurs bretons.

Attribué à Philipp Ferdinand de Hamilton (1664-1750), Paysage avec des martins pêcheurs, alouettes, hirondelles et bouvreuils, huile sur toile, 57 41,5 cm.
Adjugé : 16 740 

Attribuée à Philipp Ferdinand de Hamilton, ce Paysage avec des martins pêcheurs, alouettes, hirondelles et bouvreuils, au coloris sombre ponctué des taches vives des plumages, a retenu toute l’attention des amateurs de peinture animalière de l’ère baroque. Issu d’une famille d’artistes d’origine écossaise installée à Bruxelles, alors cité appartenant aux Habsbourg, Hamilton a travaillé pour la dynastie autrichienne, se spécialisant dans des natures mortes mettant souvent en scène basses-cours ou trophées de gibier… Apprécié par l’empereur Charles VI et par sa fille, Marie-Thérèse, l’art du peintre a été ici récompensé par 16 740 €. L’autre artiste mis en lumière se nomme Pierre de Belay, qui signait la vision d’un groupe de Pêcheurs sur le pont, Audierne, en 1929. La toile (46 55 cm) est très représentative du monde laborieux et authentique dont il s’est fait le chroniqueur. À ce titre, elle recevait 5 231 €. C’est au rayon mobilier qu’il fallait aller chercher un troisième score, celui de 6 200 € prononcé sur une élégante commode à façade arbalète, d’époque Louis XV (92 132 65 cm). En placage de rose et de violette, à dessus de marbre rouge, elle affiche d’excellentes proportions dues au talent de son auteur, l’ébéniste parisien Germain Landrin (reçu maître en 1738).

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