Porcelaines asiatiques, horloge Cartier et toiles méridionales

Le 17 octobre 2019, par Philippe Dufour

À Marseille, dépaysement garanti lors de cette vente de prestige, céramiques de Chine et du Japon en tête, mais aussi peintures de maîtres sudistes.

Chine XIXe siècle. Vase bouteille à long col en porcelaine, marque de Xianfeng (1851-1861), h. 31,4 cm.
Adjugé : 44 640 

Un vase bouteille à long col en porcelaine (h. 31,4 cm) portait la marque de Xianfeng, pointant la période 1851-1861 ; sur sa surface ornée de vagues ondulantes traitées en sgraffiato, un décor de la famille rose met en scène neuf dragons à cinq griffes poursuivant l’inatteignable perle sacrée dans les nuages. La présence de ces créatures mythiques pourrait indiquer une origine impériale, ce qui a pu inciter des collectionneurs à se disputer l’objet jusqu’à 44 640 €. Des ateliers nippons d’Arita provenaient ensuite une paire de poissons en porcelaine, datant du XVIIIe siècle, ou plutôt deux vases en forme de carpes, à décor dans la palette d’Imari en bleu avec émaux polychromes. Dotés de belles montures en bronze doré européennes, les animaux aquatiques (h. 14 cm) bondissaient jusqu’à 4 836 €. Du siècle des Lumières, friand d’objets rares et précieux, on avait, pour 4 960 €, une drôle de lorgnette en agate et monture en or tout indiquée pour l’opéra de Versailles. Sa particularité ? Permettre de regarder ce qui se passe à gauche et à droite sans tourner la tête, grâce à un savant système d’oculaire placé à chaque extrémité. Au même prix, on pouvait préférer une pendulette de la maison Cartier, à chevalet, des environs de 1910, réalisée en argent, émail et bleu, et aiguilles ponctuées de diamants sur un cadran de 82 mm. Côté joaillerie, ensuite, brillait à 7 192 € une bague en or gris sommée d’un saphir de 15 à 17 ct de Thaïlande, dans un entourage de diamants ronds totalisant 3,60 ct (poids brut 16,4 g). Les peintres de la Provence fermaient la marche avec une mention spéciale (8 680 €) pour Auguste Chabaud, auteur d’une toile intitulée Graveson, linge étendu dans la cour du mas (54 73 cm), des années 1920, et conservée dans la même collection depuis l’achat à l’artiste. Quant au brûle-parfums de jade (voir l'article Jade ancestral de la Gazette n° 34, page 146), il n’a pas été vendu.

dimanche 13 octobre 2019 - 10:30, 14:00 -
51, rue Alfred-Curtel 13010 Marseille
Marseille Enchères Provence
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