Lê Thi Luu : le succès toujours au rendez-vous

Le 06 février 2020, par Philippe Dufour

Peintre de la femme vietnamienne, cette artiste connaît aujourd’hui une belle reconnaissance, à l’instar de nombre d’anciens élèves de l’École supérieure des beaux-arts de l’Indochine.

Lê Thi Luu (1911-1988), La Jeune Femme aux fleurs, 1965, gouache sur soie, 26,5 22,4 cm.
Adjugé : 39 910 

Peinte à la gouache sur soie, La Jeune Femme aux fleurs s’inscrit dans la série des scènes d’extérieur aux ambiances douces de Lê Thi Luu (voir l'article la peinture Vietnamienne au féminin de la Gazette n° 4, page 77). Tant de charmes étaient récompensés par une enchère de 39 910 €. Cette œuvre est totalement imprégnée de ses souvenirs du Vietnam, même si la composition date de 1965, époque où Lê Thi Luu a depuis longtemps quitté son pays natal. L’artiste s’est en effet installée en France dès 1940, pour y demeurer jusqu’à sa disparition, en 1988. Un monstre sacré lui succédait : Salvador Dalí en personne, qui signait la conception et l’illustration d’un ouvrage très prisé par les bibliophiles. Il s’agit du fameux Moïse et le monothéisme, sur un texte de Freud, dans la version des éditions Art et Valeur de 1974. Ce bel objet se présente sous la forme d’un grand coffret in-folio en daim pourpre, constitué de deux parties : le texte de Freud et les lithographies en couleurs de l’artiste. Spectaculaire, le premier plat est recouvert d’une plaque en métal repoussé représentant un Moïse inspiré par le chef-d’œuvre de Michel-Ange, à Rome. On le disputait jusqu’à 10 806 €. Moyennant 4 789 €, une pendule (57 50 cm) sonnait la fin de cette session : elle fait partie d’une riche garniture en bronze doré du XIXe siècle comprenant aussi deux candélabres (h. 74 cm), et son mouvement est signé Barbedienne.

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