Déesse du Paradis et fleurs de Vlaminck

Le 27 juin 2019, par Philippe Dufour

Elle est l’une des plus étonnantes émanations du bouddhisme en Chine : la divinité Marici, dotée de plusieurs paires de bras, comme cette version exécutée à l’époque Ming.

Maurice de Vlaminck (1876-1958), Bouquet de fleurs dans un vase, vers 1924-1925, huile sur toile, 46 38 cm.
Adjugé : 27 970 

La statuette en bronze à patine brune, portant des traces de laque rouge et or, s’agrémente aussi de trois têtes, et présente la divinité assise en sukhasana, la posture dite «du bonheur», sur un trône soutenu par sept porcs. Portant une couronne à cinq pics, qui surmonte son troisième œil, elle brandit ses attributs, dont le soleil et la lune. Celle qui à l’origine, est la déesse du paradis, du soleil et de la lumière pour les Indiens, devient Molizhitian Pusa dans l’Empire céleste, présente à la fois dans les religions taoïste et bouddhiste. Dans tous les cas, on l’honorait ici de 47 425 €. Ambiance plus intimiste avec le lot suivant : un Bouquet de fleurs dans un vase, une toile signée Maurice de Vlaminck. Datant des environs de 1924-1925, le tableau a été présenté avec un certificat des «archives Vlaminck» ; il fallait compter pas moins de 27 970 € pour le humer. Au chapitre mobilier ensuite, un important ensemble de salon exécuté à l’époque de Louis XVI en bois laqué, et comprenant quatre fauteuils et deux canapés à dossier plat reposant sur un piétement cannelé à chapiteau, tous ornés de leur tapisserie d’origine, partait à 15 200 €. Il faut préciser que ces sièges portait une estampille, celle de Philippe Pluvinet, reçu maître le 14 juillet 1754. En échange de 6 200 €, on pouvait l’assortir à une impressionnante garniture de cheminée de style – seulement – Louis XVI, puisque d’époque Napoléon III, mettant en scène une Allégorie de l’Été. Il était composé d’une pendule ornée de deux putti surmontant un cadran signé «Mercie à Paris» et une paire de candélabres (h. 80 cm) représentant un putto en bronze. Enfin, pour 23 710 €, brillait à votre doigt une bague en or jaune ornée en serti griffes d’un diamant de taille émeraude de 3,28 ct, de couleur H, de pureté VVS1, encadré par deux diamants de taille baguette. En revanche, la toile de Grandma Moses (voir l'article Une grand-mère très douée de la Gazette n° 24, page 152) n’a pas trouvé preneur.

Chine, époque Ming (1368-1644), statuette en bronze de Marici (ou Molizhitian Pusa), à patine brune à traces de laque rouge et or, h. 41 cm. Adjugé :
Chine, époque Ming (1368-1644), statuette en bronze de Marici (ou Molizhitian Pusa), à patine brune à traces de laque rouge et or, h. 41 cm.
Adjugé : 47 425 
samedi 22 juin 2019 - 10:00, 14:15 - Catalogue
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