Les écoles norvégienne et belge en Provence

Le 11 février 2021, par Philippe Dufour

Au cœur de la dispersion des œuvres rassemblées par le couple Ragna et Gunnar Lundberg, et consacrée en grande partie aux artistes de Norvège, c’est une toile de Smith-Hald qui tirait son épingle du jeu.

Frithjof Smith-Hald (1846-1903), Retour de pêche, 1893, huile sur toile signée et datée, 135 205 cm.
Adjugé : 16 416 

Vu dans la Gazette n° 5 (voir l'article Frithjof Smith-Hald : la Norvège en Avignon page 86), ce tableau aux séduisantes tonalités dorées représente un Retour de pêche. La grande huile sur toile (135 205 cm) est datée «1893» en bas à droite et signée par Frithjof Smith-Hald, l’un des meilleurs représentants de cette école nordique, documentant la vie rurale norvégienne à la fin du XIXe siècle. Passé par l’Allemagne, Paris et les États-Unis, cet artiste reçoit l’influence des courants réalistes de ces différents pays. Le panorama à l’ambiance vespérale devait dépasser largement son estimation haute, en attirant pas moins de 16 416 €. Tout aussi dédié au quotidien des plus modestes, l’art du Belge Edmond de Pratère, qui vécut surtout à Ixelles, a la particularité de rendre – et ce, avec beaucoup de sensibilité – la psychologie des animaux domestiques, bovins, chevaux, ânes, voués aux plus durs labeurs… En témoignait ici un Attelage de charbonnier (139,5 102 cm), tel un hommage aux hommes et aux bêtes de peine ; on en offrait 8 755 €. Retour au siècle précédent avec une charmante gouache et pastel de Jean-Baptiste Pillement, peintre et décorateur à la longue carrière internationale, du Portugal à la Pologne ; il décrit cette fois un Paysage rocheux aux voyageurs, signé et daté «1789». La feuille (46 67 cm) a inscrit 6 080 €.

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