Noble visage florentin du XVIe siècle

Le 25 juin 2020, par Anne Doridou-Heim

Un sentiment de détachement typique du portrait florentin du milieu du XVIe siècle émane de cette peinture.

Portrait de Constanza, sœur du peintre Ridolfo del Ghirlandaio, école florentine du XVIe siècle, 1564, huile sur panneau, 57,5 50,3 cm.
Adjugé : 49 400 

Ses beaux atours ne lui ont pas été suffisants : la noble dame en albâtre, sculptée en France ou en Italie dans la première moitié du XVIIe siècle (voir l'article De beaux atours de la Gazette n° 23, page 42), n’a pas convaincu. C’est la sévérité d’un visage du XVIe siècle qui lui a ravi la vedette en décrochant 49 400 € ! Celui de Constanza, sœur du peintre Ridolfo del Ghirlandaio (reproduit ci-contre), peint en 1564 par une école florentine dans la grande tradition du portrait d’une noble dame d’alors. Si son élégance est tout en retenue, la détermination de son regard est beaucoup plus prégnante. La vie de Constanza, née en 1427, mariée à un médecin dont elle eut de nombreux enfants mais qui mourut jeune, est assez bien avérée, même si l’on ne connaît pas la date exacte de son décès. Femme de caractère, elle géra sa situation d’une main de maîtresse, sut faire prospérer la fortune familiale et donner de belles situations à ses garçons. Pour la partie Haute Époque-Renaissance de cette vacation, il faut encore retenir les 52 000 € reçus par la Vierge à l’Enfant et le jeune saint Jean-Baptiste (71,8 51,1 cm), œuvre exécutée au XVIe siècle par une école de Raphaël, et directement inspirée d’un tableau du maître d’Urbino, La Vierge au rideau. Enfin, l’on regardera la délicatesse d’un enfant de chœur porte-cierge, sculpté dans une pierre calcaire avant d’être peint, dans la Bourgogne des années 1470. La statue (h. 48 cm), attribuée à Antoine Le Moiturier (1425-vers 1498), un artiste au service du duc Philippe le Bon, allumait sa petite lumière à 41 600 €.

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