Suleiman Mansour, art moderne oriental

Le 24 juin 2021, par Anne Doridou-Heim

Les noms des artistes modernes et contemporains du monde oriental imposent peu à peu leurs sonorités sur le marché parisien.

Suleiman Mansour (né en 1947), My Grandchildren, 2013, huile sur toile, 120 96 cm.
Adjugé : 45 500 

L’artmoderneetcontemporain d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient et d’Inde s’affichait en couleurs et souvent par le biais de l’abstraction, retenant un produit total de 406 835 €. Les collectionneurs s’intéressent depuis longtemps à Fatma Baya (1931-1998) – 33 800 € pour sa gouache Dans les yeux (100 65 cm) – et à Mahjoub Ben Bella (1946-2020) – 28 600 € pour une technique mixte Sans titre (99,5 80,5 cm) de 1983 –, tous deux nés en Algérie et venus travailler en France. L’intérêt et la connaissance pour les œuvres de Mansour Qandriz (1936-1966) et de Suleiman Mansour (né en 1947) sont plus récents. Le premier appartient à cette génération ayant ouvert l’art iranien à la modernité : il est une figure incontournable qui signa la synthèse entre l’art moderne occidental et celui des miniaturistes persans. Sa technique mixte sur papier marouflé sur toile de 1963, Saqqakana (100 62 cm), était décrochée à 39 000 €. Le second est l’un des peintres palestiniens les plus reconnus : pour lui, l’art contribue à la renaissance de l’identité de sa nation. Ses œuvres évoquent une époque perdue au cours de laquelle l’individu évoluait dans un cadre stable et pacifique, non sans une certaine nostalgie — car déjà des ombres noires planent. C’est ce qu’exprime My Grandchildren, de 2013, décroché à 45 500 €.

mercredi 16 juin 2021 - 14:30 - Live
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