facebook
Gazette Drouot logo print

La comtesse de Provence, souvenirs, souvenirs…

Le 21 octobre 2021, par Anne Doridou-Heim

Provenant de l’ancienne collection d’un commissaire-priseur parisien, un portrait princier au pastel et un morceau de tissu royal évoquaient les belles heures de l’Ancien Régime.

La comtesse de Provence, souvenirs, souvenirs…
Joseph Boze (1745-1826),  Portrait de la comtesse de Provence, pastel, 64 53 cm.
Adjugé : 25 500 

En emportant pour 25 500 € ce Portrait de la comtesse de Provence par Joseph Boze, le Nationalmuseum de Stockholm – régulièrement actif sur le marché parisien – enrichissait une fois encore son département d’œuvres françaises du XVIIIe siècle et surtout, offrait une reconnaissance posthume à une femme restée dans l’ombre. Née princesse de Savoie en 1753, belle-sœur de Marie-Antoinette après avoir épousé Louis-Stanislas-Xavier de France – frère cadet de Louis XVI –, elle le suit en exil en Angleterre et décède trop tôt, en 1810, pour devenir reine à son tour. Le pastel, réalisé sous l’Ancien Régime, porte une étiquette indiquant qu’il a été offert par la comtesse à Madame de la Marlière en 1785. Il témoigne de ces portraits de femmes du temps de la noblesse et de la maîtrise de la technique par un artiste formé à l’enseignement de Maurice Quentin de La Tour (1704-1788). La belle carrière de Joseph Boze se voit interrompue lorsqu’il témoigne en faveur de la reine lors de son procès. Enfermé à la Conciergerie, il ne devra son salut qu’à la chute de Robespierre. Me Bivort, dont l’ancienne collection était ici dispersée, affectionnait les souvenirs royaux. Il possédait ainsi également un morceau de vêtement (15 cm) en plumetis de soie brodé, avec un billet de provenance mentionnant qu’il s’agissait d’«une manche d’une robe de la Malheureuse Marie Antoinette». Un atout pour les férus de reliques royales qui lui a valu un résultat de 3 600 €.

Panorama (après-vente)

Sur les pavés parisiens

Le 21 octobre 2021, par Anne Doridou-Heim
Sur les pavés parisiens

Objet du Coup de cœur de la Gazette n° 34 (voir l'article Un cocher de fiacre par Toulouse-Lautrec page 28), cette plume de jeunesse d’Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) représentant Le Cocher du fiacre (19,5 12 cm) traçait sa voie tranquillement à 28 700 €. Elle provenait, comme l’essentiel de la vente de Copages Auction (cabinet Chanoit) du vendredi 15 octobre en salle 4, des anciennes collections de Me Bivort, nommé officier ministériel à Drouot en octobre 1933. Elle témoignait surtout des dons de dessinateur d’un artiste de 17 ans qui allait se révéler complètement dans les années suivantes.

Gazette Drouot
La Gazette Drouot vous offre 4articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne
Gazette Drouot