L’art de la parure fin-de-siècle

Le 16 septembre 2021, par Philippe Dufour

À Lyon, deux importants colliers évoquaient bals et soirées des années 1880 ; ils étaient accompagnés d’un ensemble fleuri affichant toute la fantaisie des sixties.

Beaumont & Cie à Lyon. Collier «draperie», travail d’avant 1890, or gris articulé, diamants de taille ancienne, en rose, rubis ronds (poids total des diamants : 10 ct environ, et des rubis : 8 ct), long.  de 40 à 43 cm avec extension, poids brut : 61,7 g.
Adjugé : 18 800 

Très proustien, un important collier à classer parmi les poétiques «rivières de diamants» brillait en tête… La pièce en or jaune et argent s’avère être transformable, portant un délicat décor de fleurs de lys stylisées entièrement serti de diamants de taille ancienne en chute, alternés de roses, pour un poids total de 23 ct environ (long. du collier : 41 cm). Ce ras-de-cou est transformable en deux bracelets (le plus long mesurant 21,5 cm) ; quant au motif central, il peut se monter sur broche ou peigne, et les deux parties restantes devenir des pendants. L’écrin à forme nous dévoile en dessous les transformations possibles. Pour ce travail français des alentours de 1870, avec poinçon «tête de cheval» (poids brut : 73,5 g), il fallait proposer 27 550 €. On pouvait préférer arborer un autre collier, du type «draperie» cette fois, à raison de 18 800 € (long. 40 cm, avec extension de 3 cm, poids brut 61,7 g). Travail français d’avant 1890 et portant la signature de la maison lyonnaise Beaumont & Cie, cette parure en or gris articulé est intégralement sertie de diamants de taille ancienne et en rose, dix-neuf pampilles étant aussi ornées de rubis ronds alternés de fleurs de lys stylisées (poids total des diamants 10 ct environ, et des rubis, 8 ct). Vers 1900 a été également conçue une bague «Pompadour» en platine, ornée d’un important saphir ovale de couleur «Intense Blue» et d’origine «Ceylan». Il accuse 13,60 ct, est entouré et épaulé de diamants demi-taille et taille ancienne (poids brut 10,2 g). Vous la passiez au doigt pour 25 300 €. Quant à la parure «Églantine» vue dans la Gazette n° 30 (voir l'article Une fleur pour emblème page 57), une création de la maison Boucheron des années 1960, elle attirait 12 770 €. Rappelons qu’elle est en or jaune, émaillée de bleu, et comprend un clip de revers et une paire de clips d’oreilles (pistils, tiges et feuilles sertis de diamants taillés en brillant et baguette), le tout pesant 46,1 g.

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