Le Japon du printemps à l’automne

Le 07 novembre 2019, par Anne Doridou-Heim

Cloison légère indissociable de l’art de vivre nippon, un paravent déclinait son décor naturaliste sur fond d’or.

Japon, fin de l’époque d’Edo (1603-1868). Paravent à quatre feuilles à décor de grues piétant dans un ruisseau, signé Mitsuada, une feuille : 170 63 cm.
Adjugé : 5 625 

Cette nouvelle session dévolue au Japon uniquement, un choix répété deux fois par an par la maison de ventes, mettait en avant deux facettes parmi les nombreuses traditions de l’archipel : la laque et l’art des paravents. La boîte à documents ou bunko que l’on pouvait admirer en page 38 de la Gazette du 25 octobre (no 36, voir l'article Quand le Japon s’inspire de la Chine) illustrait la première technique. Réalisée par le maître Ritsuo (1663-1747), elle s’ouvrait pour délivrer son message à 9 375 €. Le second objet était ce paravent à quatre feuilles, datant de la fin de l’époque d’Edo (1603-1868). On le devait à Tosa Shigematsu Mitsusada (1738-1806), un artiste maîtrisant tous les codes d’un genre remontant au VIIe siècle dans l’empire nippon. Arrivé de Chine, où il est fait de panneaux de bois, il gagne en légèreté en se construisant autour de feuilles de papier ou de soie. Plus facile à transporter, le byôbu, signifiant littéralement «mur de vent», devient une cloison mobile indissociable des intérieurs. Celui-ci, sur l’ensemble de ses quatre feuilles, offre un décor naturaliste de grues s’ébattant dans une rivière auprès d’un pin et d’un prunier en fleur, trois éléments souvent déclinés et associés, ici auréolés d’un fond d’or. Une annonce du retour du printemps matérialisée par un résultat de 5 625 €.

lundi 28 octobre 2019 - 14:00 - Live
Tessier & Sarrou et Associés
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