Figures féminines et mythe antique

Le 02 juillet 2020, par Philippe Dufour

Deux toiles témoignaient ici de la vision sulfureuse de la femme à la fin du XIXe siècle : l’une signée par Fantin-Latour et l’autre par Henner.

Henri Théodore Fantin-Latour (1836-1904), Andromède, 1896, huile sur toile, signée en bas à droite et numérotée «4709» au dos, 46,5 28,5 cm.
Adjugé : 16 200 

D’Henri Fantin-Latour, on avait le portrait d’Andromède (46,5 28,5 cm) fixé en 1896. Il était déjà répertorié en 1911 dans le Catalogue de l’œuvre complet (1849-1904) (Henri Floury éditeur, Paris), sous le n° 1615. Relisons sa description d’alors : «Elle est vue de face, attachée au rocher, les cheveux dénoués tombant sur le dos. Son corps nu se détache avec vigueur sur le fond gris de la roche. Les rayons du soleil éclairent la hanche droite, pendant que le reste du corps se trouve dans l’ombre.» Le sujet, d’un érotisme un peu trouble, fait référence au mythe d’Andromède attachée à un rocher, et destinée à être dévorée par un monstre marin… avant une délivrance in extremis par Persée. Il s’agit là d’un tableau bien connu, avec un long pedigree, aussi a-t-il décroché sans surprise ces 16 200 €. Quant à Jean-Jacques Henner, il exécute vers 1890-1900 une Tête idéale, à l’huile sur papier marouflé sur panneau (29,5 22,5 cm). L’œuvre, qui figurera dans le volume 3 du catalogue raisonné de l’œuvre actuellement en préparation par Isabelle de Lannoy, partait à 10 020 €. Finissons en compagnie du peintre d’origine suisse – mais qui a surtout vécu à Paris et en Italie – Alfredo Müller, auteur d’une Route (73 60 cm). Cette toile est également bien répertoriée dans le catalogue raisonné de l’artiste, établi par Hélène Koehl (Les Amis d’Alfredo Muller, 2017), sous le n° P3-22. Elle traçait son chemin jusqu’à 4 920 €.

vendredi 26 juin 2020 - 14:15 -
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Cyril Duval Enchères
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