La vie à la cour coréenne

Le 20 juin 2019, par Anne Doridou-Heim

Deux encres et couleurs sur papier coréennes datant du XVIIIe siècle, sous la dynastie Choson, montraient l’ambiance fourmillante régnant alors à la cour impériale.

Corée, période Choson, XVIIIe siècle. Deux vues probables du Gyeongbokgung, le palais impérial de Hansong (actuelle Séoul), encre et couleurs sur papier, 119,5 49 cm.
Adjugé : 41 600 

Au XVIIIe siècle, en Corée, une dynastie est au pouvoir depuis près de quatre siècles déjà donnant son nom à la période du Choson (1392-1910). Lorsque les Occidentaux la découvrent, ils parlent de «royaume ermite». En effet, cette époque est marquée par une grande stabilité et une paix obtenue au prix d’un véritable isolement vis-à-vis des voisins et du monde. Le pays est géré par un État bureaucratique très minutieusement réglementé siégeant à Hansong, la capitale et actuelle Séoul. Là, comme en Chine, les arts du pinceau que sont la calligraphie, la poésie et la peinture sont majeurs. Tout cela se ressent dans ces deux vues probables du Gyengbobgung, le palais impérial, honorées de 41 600 €. L’une montre une cérémonie avec orchestre et danseurs, l’autre, une procession entourée de militaires. Toutes deux regorgent de détails et témoignent d’une vie en effet très cadrée : la fantaisie n’y est pas de mise. Dans les vitrines de la vente d’art asiatique la présentant, la boîte en laque Ming en forme de nénuphar (reproduite page 68 de la Gazette no 22 du 7 juin, voir l'article Quand la laque évoque l’harmonie) ne trouvait pas preneur malgré son bel aspect, une peinture sur soie de Mai-Thu (1906-1980), intitulée Le Rideau vert ou le Bol de riz, était décrochée à 46 800 €, et un vase cylindrique (h. 46 cm) en porcelaine blanc et bleu du XVIIe siècle accueillait 39 000 €.

 
mercredi 12 juin 2019 - 14:00 - Live
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