La danse cambodgienne sous le crayon de Rodin

Le 18 mars 2021, par Philippe Dufour

Belle illustration de la fascination du grand maître pour les danses sacrées du Cambodge, l’œuvre graphique prend des allures de victoire antique… pour mieux triompher.

Auguste Rodin (1840-1917), Danseuse cambodgienne, 1906-1908, graphite, aquarelle et rehauts de crayon noir sur papier vélin, signé au graphite « Aug. Rodin », 30,7 23 cm.
Adjugé : 58 280 

La Danseuse cambodgienne tracée au graphite, à l’aquarelle et rehaussée de crayon noir sur papier vélin par Auguste Rodin, entre 1906 et 1908, a décroché 58 280 € (voir l'article Rodin à la mode cambodgienne de la Gazette n° 9, page 110). Ce dessin (30,7 23 cm) rappelle le coup de foudre ressenti par le monstre sacré de la sculpture au spectacle de ces délicates interprètes, découvertes lors d’une visite officielle à Paris du roi Sisowath Ier, en juillet 1906. Les danseuses célestes devaient également lui inspirer les figures d’une fresque décrivant Le Paradis, projetée pour le musée du Luxembourg mais finalement jamais réalisée…Tout aussi fragile, un gobelet « calabre » en porcelaine tendre de Vincennes (h. 7,6 cm), datant des environs de 1750, raflait 18 600 € ; il faut dire que son décor paysager rose et son anse prenant la forme d’un lézard – le tout rehaussé de doré – affichent une touche d’originalité, digne des meilleures créations de la manufacture. À sa suite, beaucoup plus populaire, un pichet (h. 29,5 cm) en faïence jaune par Thuylant fils, potier à Prévelles (Sarthe), daté 1887, présentait un décor en relief d’animaux de la ferme, obéissant à un cocher muni d’un fouet… pour atteindre 9 424 €. Enfin, la toile de Charles Atamian, Vue du marché de Toulon, brossée vers 1924-1926 (33 41 cm), est partie à 5 580 €.

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