Chana Orloff, César, Niki de Saint Phalle

Le 22 juillet 2021, par Philippe Dufour

De Chana Orloff à Niki de Saint Phalle, en passant par César, des plasticiens phares s’étaient donné rendez-vous sur la Croisette.

Niki de Saint Phalle (1930-2002), Miroir, épreuve en résine polyester peinte, Haligon éditeur, numérotée «16/20» au dos, 104 152 25 cm.
© 2021 Niki Charitable Art Foundation / Adagp, Paris
Adjugé : 127 000 

Fidèle à sa philosophie, l’iconoclaste Niki de Saint Phalle ne passait pas inaperçue lors de cette session de deux jours, ayant totalisé pas moins de 1 650 000 €. La grande prêtresse du nouveau réalisme s’y illustrait par deux ensembles acquis par le même collectionneur belge. Il s’agit, pour le premier, d’un Guéridon au vase (74 80 60 cm) et de son Tabouret (49 38 31 cm), une épreuve en résine polyester peinte, réalisée en 1980, pour Haligon éditeur. Signée et numérotée «16/20» sous le guéridon, la pièce connaît une réplique identique exposée au musée des Arts décoratifs, à Paris. Adjugée 95 250 €, elle était donc complétée de ce Miroir (104 152 25 cm) exécuté la même année, une autre épreuve en résine polyester peinte, par le même éditeur (celle-ci portant son cachet en creux, et numérotée «16/20» au dos). Il reflétait 127 000 €. Le «mobilier» imaginé par Niki de Saint Phalle s’affirme comme autant de véritables sculptures, qui reprennent ses formes dynamiques et ses couleurs primaires. Une autre femme lui disputait la vedette, cette fois avec 104 000 €… Ils ont été offerts pour une sculpture de Chana Orloff : un Nu assis dans un fauteuil de 1927. L’épreuve en bronze, à patine brun clair nuancé, porte la marque d’«Alexis Rudier fondeur», et il s’agit bien d’une fonte réalisée du vivant de l’artiste. Signée et datée au dos, la pièce aux courbes sensuelles (40,2 23 24 cm) provient de l’ancienne collection de l’écrivain Jean Paulhan. Par ailleurs, ce Nu est reproduit, sous le n° 122, dans la monographie que Félix Marcilhac a consacrée en 1991 à l’artiste (Paris, éditions de l’Amateur). À sa suite, le sculpteur César a engrangé 52 000 € avec La Parisienne de 1955 ; ce bronze à patine brun foncé est une fonte de Bocquel datant de 1990. Signée et numérotée «2/8», la figure (77 22 14,5 cm) apparaît dans le Catalogue raisonné, volume I - 1947-1964, établi par Denyse Durand-Ruel, sous le n° 80.
 

Chana Orloff (1888-1968), Nu assis dans un fauteuil, 1927, bronze à patine brun clair nuancé, marque «Alexis Rudier fondeur», signé et dat
Chana Orloff (1888-1968), Nu assis dans un fauteuil, 1927, bronze à patine brun clair nuancé, marque «Alexis Rudier fondeur», signé et daté au dos, 40,2 23 24 cm.
Adjugé : 104 000 
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